Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
CARTE - Météo France maintient 13 départements en vigilance rouge canicule, les orages arrivent par l'ouest

Le fort de Brégançon, histoire d'une résidence présidentielle

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Provence

Le président de la République Emmanuel Macron est arrivé ce mercredi soir au fort de Brégançon. Il doit y passer trois semaines de vacances. Ce lieu retrouve sa fonction de résidence présidentielle d'été après avoir été délaissé lors du mandat de François Hollande.

L'actuel président renoue avec la tradition et s'installe au fort de Brégançon pour trois semaines de congé à partir de ce mercredi soir. Le lieu, situé à Bormes-les-Mimosas dans le Var, est une résidence présidentielle depuis 1968. Mais durant ces 52 ans, les huit présidents de la Ve République ont plus ou moins apprécié d'y séjourner.

Charles de Gaulle est le premier président de la République française à séjourner au fort de Brégançon. Il s’y rend le 15 août 1964, lors d’un voyage à Toulon pour y célébrer le 20e anniversaire du débarquement de Provence. Par la suite, il préfère passer ses vacances dans sa maison de Colombey-les-Deux-Églises en Haute-Marne. Il fait toutefois du fort une résidence officielle du président de la République en janvier 1968.

Georges et Claude Pompidou s'y rendent en août 1969, puis y retournent régulièrement les week-ends, été comme hiver. Ils en font un lieu de villégiature en y invitant des proches, des artistes et parfois même des journalistes.

En 1976, Valéry Giscard d'Estaing se rend à Brégançon pour y passer les vacances de Pâques, puis les vacances d'été. Il apprécie le lieu au point de le qualifier de "paradis". Il y donnera même une interview télévisée en février 1978, dans le cadre de la campagne des élections législatives.

Un lieu de visites officielles

François Mitterrand en revanche, déserte le fort. Il est le président à s'y être le moins rendu avec le Général de Gaulle. Il préfère passer ses vacances à Latche ou à Gordes. Mais le 24 août 1985, il y reçoit le chancelier allemand Helmut Kohl en visite officielle.

Jacques et Bernadette Chirac se rendent à Brégançon dès l'été 1995 et le fort "va connaître son âge d'or", selon Guillaume Daret, auteur d'un ouvrage sur le bâtiment. En août 2004, Jacques Chirac y reçoit le président algérien Abdelaziz Bouteflika en visite officielle.

Dès son élection en 2007, Nicolas Sarkozy séjourne au fort avec sa femme Cecilia. Il y retournera ensuite avec sa nouvelle épouse Carla Bruni. Le 14 août 2008, Nicolas Sarkozy reçoit la secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice en visite officielle.

Un lieu ouvert au public

François Hollande occupe le fort de Brégançon durant l’été 2012, mais n’y séjournera pas en 2013. Dès 2014, il décide d'en confier la gestion au Centre des monuments nationaux pour l'ouvrir au public durant l'été.

Avec Emmanuel Macron, l'Elysée reprend en main la gestion de Brégançon, mais assure qu'il restera ouvert au public lorsque le président n'y séjournera pas, en collaboration avec le syndicat d'initiative de Bormes-les-Mimosas. Le couple Macron, qui y a fait construire une piscine hors-sol, y passera les deux premières semaines du mois d'août 2018.

Emmanuel Macron y reçoit la Première ministre britannique Theresa May. En 2019, Emmanuel Macron passe le pont de l'Ascension à Brégançon, pour y "travailler au calme". À l'été, il y retourne et reçoit le président russe Vladimir Poutine. Pour l'été 2020, le président prévoit d'y rester trois semaines.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess