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Politique

Le Front National en campagne à Quimper : "on attend un nouveau séisme politique"

mercredi 4 novembre 2015 à 23:37 Par Benjamin Bourgine, France Bleu Breizh Izel

Avec David Rachline, le sénateur-maire de Fréjus en invité, Gilles Pennelle, tête de liste frontiste aux élections régionales en Bretagne a tenu ce mercredi soir une réunion publique à Quimper devant une centaine de personnes. Migrants, insécurité : les thèmes nationaux prédominent

Alain Delgrange, Gilles Pennelle, David Rachline et Patrick Le Fur
Alain Delgrange, Gilles Pennelle, David Rachline et Patrick Le Fur © Radio France - Benjamin Bourgine

Quimper, France

 " Ma campagne est lancée depuis le mois de juin " martèle Gilles Pennelle, leader du Front National pour les élections régionales du mois de décembre (6 et 13). Le fougerais affirme qu'il est sur le terrain toute les semaines depuis des mois, et qu'il reçoit un accueil " de plus en plus curieux et bienveillant des bretons. La Bretagne fut une terre de mission pour notre parti, mais ce n'est plus le cas aujourd'hui. On attend un nouveau séisme politique, on veut faire plus de 20%." 

"Les Bonnets Rouges voteront Bleu Marine" - Gilles Pennelle

Lors de cette réunion publique, le candidat de Marine Le Pen a méthodiquement attaqué chacun des autres leaders politiques engagés dans cette campagne. Jean-Yves Le Drian ? " Il est responsable du bilan catastrophique du gouvernement. " Marc Le Fur ? " C'est l'homme qui dit l'inverse en Bretagne de ce qu'il vote à Paris : chez nous, il met un bonnet rouge, mais il avait voté l'écotaxe dans le Grenelle de l'environnement. " Christian Troadec ? " C'est l'imposteur de Carhaix ! Il se dit rebelle, mais il va se rallier à la gauche entre les deux tours. Pour lui, c'est les migrants avant les bretons, mais qu'il se rassure, les bonnets rouges vont voter Bleu Marine. " Personne, dans le landerneau politique breton ne trouve grâce aux yeux de Gilles Pennelle. Mais il va devoir encore convaincre sur le thème de la Bretagne. Au moment d'évoquer la question de la réunification, sa langue a fourché " Nantes est bretonne et a été d'ailleurs la capitale des ducs de Norman... Euh, de la Bretagne. "  Lapsus malvenu pour le professeur d'Histoire-Géo qui revendique son érudition dans la discipline. " Moi j'assume, je suis le candidat officiel de Marine Le Pen." De fait, les deux noms (celui de Mme Le Pen et le sien) sont écrits aussi gros sur l'affiche de campagne. Et les recettes du patriarche Jean-Marie Le Pen ne sont jamais loin. On entend ici un néologisme stigmatisant "métro-spoliation" pour parler du déséquilibre des territoires engendrée par les métropoles Brest et Rennes, opposées aux campagnes traditionnelles. Enfin, le thème de l'insécurité : " les régions sont en charge des lycées, elles devraient payer des systèmes de sécurité pour éviter le racket, le harcèlement et le trafic de drogue dans nos écoles. "

"Pas un centime pour les migrants" - David Rachline, sénateur-maire de Fréjus

A ses côtés lors de la réunion publique de Quimper, le sénateur-maire de Féjus, David Rachline. Son thème favori : les migrants et le communautarisme. De communautarisme, il en a été question au Sénat lors du vote qui a refusé la révision constitutionnelle nécessaire à la ratification de la charte des langues minoritaires. L'élu frontiste assume complètement avoir voté contre. Même si pour les langues régionales, cela aurait pu représenter une nouvelle reconnaissance : " nous n'avons rien contre les identités régionales françaises. Mais la charte des langues, dans l'esprit du gouvernement et de l'union européenne c'était surtout une chance de développer le communautarisme, de parler l'arabe dans les écoles, c'était de ça dont il s'agit. "  Sur le thème des migrants, là-aussi, le sénateur maire de Féjus se fait très offensif " dans ma ville, il n'y aura pas un centime pour les migrants " , lui qui n'hésite pas à revendiquer la présence d'une crèche chrétienne dans sa mairie pour Noël. Mais là, rien à voir avec le communautarisme, bien entendu.

David Rachline sur la charte des langues minoritaires

Paroles de militants désabusés

Dans l'assemblée, une centaine de personnes. Des militants, des sympathisants, des anciens mégrètistes, forcément déçus. Et un discours assez fataliste. Evelyne  de Quimper, concède qu'elle est venu par défaut au FN, mais qu'elle y croit : " j'ai d'abord voté socialiste, Mitterrand m'a trop déçue. J'ai cru en Sarkozy, il n'a fait que mentir... Alors je me suis dit "le Front National n'a jamais rien fait de mal ?" Alors allons-y", et c'est pour ça que j'y suis". Philippe, de Quimper aussi, reconnait avoir glissé de la droite vers le FN " de gaulliste, je suis passé au Front National, pourquoi ? Parce que la France nous a laissé tomber. Nous les anciens, comme moi : j'avais un boulot d'électricien, je me retrouve au RSA. J'ai pas de retraite, j'ai rien. 430 euros, et je dois encore payer l'EDF. J'ai 59 ans. Je vais rester comme ça jusqu'à 63 ans ? "