Politique

Le Grand Nancy favorable à une vente du stade Marcel Picot à l'ASNL

Par Cédric Lieto, France Bleu Sud Lorraine mardi 30 août 2016 à 20:08

Le stade Marcel Picot de Tomblaine
Le stade Marcel Picot de Tomblaine © Radio France - Cédric Lieto

Alors que le président de l'AS Nancy Lorraine Jacques Rousselot espère qu'un jour le club sera propriétaire de son stade, le vice-président de la Métropole lui répond. Eric Pensalfini est favorable à une vente si elle permet d'attirer un investisseur. Explications.

L' AS Nancy Lorraine sera-t-elle un jour propriétaire de son stade Marcel Picot ? Sur France Bleu Lorraine, ce lundi 29 août, le président Jacques Rousselot a dit y songer. La possibilité de posséder le stade pourrait selon lui permettre d'attirer un investisseur. Est-ce réalisable ?

Estimation à environ 12 millions d'euros

Sur le papier, ça ne paraît pas impossible. Le Grand Nancy a demandé une estimation au service des Domaines l'an passé. Résultat : il faudrait débourser un peu plus de douze millions d'euros pour posséder les clés du stade Marcel-Picot. Quand on sait que l'ASNL paye environ 470.000 euros de loyer à la Métropole cette année, on peut penser que l'achat n'est pas irréalisable. D'autant que le Grand Nancy serait favorable à une vente, si elle peut favoriser l'arrivée d'un investisseur, comme l'explique son vice-président aux sports, Eric Pensalfini :

Il faut savoir que l'on a des équipements qui nous coûtent cher et qui, avec les normes changeantes des fédérations, nous obligent à être réactifs et qui financièrement représentent une grosse charge [...] Clairement, la Métropole est favorable."

Selon la Métropole, le stade coûte chaque année 450 000 euros en fonctionnement. A cela, il faut ajouter les travaux. En clair, il ne rapporte rien à la collectivité, au contraire, il coûte cher. Le Grand Nancy serait prêt à s'en débarrasser. Reste encore à trouver ce fameux investisseur capable de mettre de l'argent au pot sur la durée. Car l'avenir ne passe pas par une hausse des subventions des collectivités locales, c'est une certitude.

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