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Le groupe d'opposition "Vivement Anglet" veut être entendu

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Par , France Bleu Pays Basque

Après le maire d'Anglet, au tour du groupe d'opposition "Vivement Anglet" de faire le bilan de la première année de mandat. Sandrine Derville et ses colistiers s'étonnent de découvrir dans les médias que Claude Olive compte investir 120 millions d'euros pour sa ville d'ici à 2026.

Bernard Marti, Sandrine Derville et Marie-José Rivas, conseillers municipaux du groupe "Vivement Anglet"
Bernard Marti, Sandrine Derville et Marie-José Rivas, conseillers municipaux du groupe "Vivement Anglet" © Radio France - Sonia Ghobri

"Claude Olive est un maire conservateur qui décide seul", estime Sandrine Derville, la cheffe de ville du groupe d'opposition "Vivement Anglet". " J'en veux pour preuve le fait que nous ayons découvert dans la presse, que selon lui, un plan pluriannuel d'investissements de 120 millions d'euros est acté, ficelé. Alors que parmi tous les projets qu'il a annoncés dans ce plan, _très peu ont été votés en conseil municipal_.  Nous n'avons voté que pour les études de faisabilité comme l'agrandissement de la bibliothèque. À quoi ça sert de lancer les études, s'il a déjà les réponses. Il nous annonce déjà les montants finaux de l'aménagement, sans même qu'on sache ce qu'il y a dedans".

Des réserves sur le projet de centre aqualudique 

Plusieurs annonces du maire Les Républicains d'Anglet questionnent l'élue socialiste et ses colistiers, à commencer par le projet de centre aqualudique. "Lors du conseil municipal de décembre nous avons voté une enveloppe de 40.000 euros pour lancer une étude de faisabilité. Mais, nous avons déjà les conclusions avant même qu'elles soient lancées puisque le maire annonce déjà dans la presse que le centre aqualudique sera installé sur l'ancien terrain du camping de la Barre, qu'il y aurait deux bassins de 25 mètres, un bassin ludique. Nous apprenons aussi qu'il a quasiment déjà les autorisations de l'Etat". 

Mais nous ne comprenons pas pourquoi la construire à quelques mètres du littoral, à quelques mètres de la forêt du Pignada alors qu'il faudrait stopper l'urbanisation

Le groupe "Vivement Anglet" considère également que la piscine d'El Hogar dans sa configuration actuelle ne répond pas aux besoins des habitants mais émet des réserves sur l'emplacement choisit par la majorité. "C'est quand même un équipement supplémentaire qui va venir artificialiser des sols qui sont aujourd'hui certes, stabilisés pour les camping-cars mais on est quand même sur des équipement réversibles. Ce ne sera pas le cas d'une piscine à 15 millions d'euros, du moins je l'espère. Mais nous ne comprenons pas pourquoi la construire à quelques mètres du littoral, à quelques mètres de la forêt du Pignada alors qu'il faudrait stopper l'urbanisation. D'autant plus que dans ce secteur, il y a déjà de gros problèmes de circulation,  de gros problèmes de stationnement. Alors pourquoi en rajouter avec un équipement qui bien évidemment attirera du monde", explique Sandrine Derville. 

La socialiste souhaite engager une réflexion plus globale, à l'échelle du Pays Basque. Selon elle, si l'équipement est destiné aux élèves, aux habitants, il pourrait voir le jour ailleurs à Anglet. S'il est destiné également aux touristes, pourquoi pas l'implanter au Pays Basque intérieur afin d'équilibrer les flux sur l'ensemble du territoire. Autre piste avancée par le groupe "Vivement Anglet" : une réflexion sur l'agrandissement de la piscine actuelle.

Pour plus d'écologie 

Sandrine Derville et ses colistiers proposent au maire de créer un observatoire local des transitions et du changement climatique. "Il pourrait associer à la fois les élus, les citoyens, les associations. Mais aussi différentes structures qui ont fait preuve de leur efficacité partout ailleurs sur le territoire de la région et qu'on voit finalement très peu à Anglet. Je pense au conservatoire du littoral, au conservatoire des Espaces naturels, à l'INRA, à certains chercheurs.... Ils pourraient  éclairer nos réflexions et engager résolument Anglet dans les accords de Paris". L'élue d'opposition regrette la vente d'un terrain sur le littoral "alors qu'il faut limiter voire stopper cette urbanisation sur ces secteurs fragiles. La ville autorise aussi quelques extensions de villas sur le littoral à proximité même du massif forestier. Elles sont certainement légales et permises par le plan d'urbanisme mais elles nous interrogent". 

"Vivement Anglet" soumet plusieurs mesures pour la préservation de la forêt du Pignada qui porte encore les stigmates de l'incendie de juillet dernier : la recherche automatisée de fumées sur le massif, l'interdiction de la chasse, la stabilisation des pistes à l'intérieur du massif pour faciliter l'accès des véhicules de secours et d'entretien, l'information du public voire l'interdiction temporaire d'accès.

Interrogation sur les caméras de vidéo-surveillance 

Claude Olive envisage d'installer des caméras de vidéo-surveillance afin de lutter contre les incivilités notamment près des plages et sur le long de la RD810. Une annonce qui interroge également le groupe d'opposition. "Sur quelles bases prend-il ces décisions ? Nous souhaitons que le conseil local de sûreté et de prévention de la délinquance se réunisse. Il réunit les services de la ville, de la police, de l'Etat, de la justice, les associations. Nous voulons un constat précis. Effectivement, il y a un ressenti : on nous dit il y a de plus en plus d'actes vandalismes à Anglet. Sincèrement, nous n'avons pas l'impression de vivre dans une ville dangereuse. Je ne nie pas les incivilités à Anglet comme malheureusement partout ailleurs. Maintenant, nous sommes là en responsabilité pour prendre des décisions lourdes de conséquences. La vidéo-surveillance en est une, il nous faut donc la prendre sur la base de chiffres précis. Dès lors qu'on aura les chiffres et une localisation éventuelle de ces caméras, on pourra discuter. Il n'y a pas de sujet tabous, interdits". 

Pour plus de logement très sociaux 

Autre point de crispation : les logements sociaux. Sandrine Derville adhère aux objectifs fixés par le plan local d'habitat (PLH). " Il prévoit de construire moins que les précédentes années au Pays  Basque mais construire mieux et construire plus de logements sociaux. La jauge de 350 logements par an à Anglet nous convient. 180 logements sociaux également". Mais il y a un mais : "la ville d'Anglet a émis des réserves sur le nombre de logements très sociaux pour les personnes les plus défavorisées. Elle préfère avoir plus de logements intermédiaires ou pour les classes moyennes. Je _trouve que ça contribue aussi à la ségrégation sociale qu'on le veuille ou non_. Et donc, nous demandons au maire de respecter les engagements initiaux du programme local de l'habitat". L'élue d'opposition reproche à Claude de tenir "un double discours" selon son étiquette  : maire ou l’Office 64 de l’habitat.

Crispation sur "la méthode Claude Olive" 

Sandrine Derville reconnaît que ces projets figuraient dans son programme de campagne de Claude Olive, qu'il a été élu avec une large majorité "mais _l'élection municipale aussi large soit-elle, n'est pas un blanc-seing qui autorise le maire à mettre en oeuvre son programme sans même consulter son conseil municipal_. Et à quoi nous, conseillers municipaux, servons-nous alors qu'on représente quand même une part, certes minoritaire, mais une part des Angloys, qui ne sont pas des sous-citoyens et qui ont le droit d'être représentés. C'est quand même le b.a.-ba d'une démocratie".

Je m'excuse auprès de Madame Derville de travailler activement avec mon équipe 

Le maire Les Républicains Claude Olive est surpris de ces reproches. "Je me demande dans quelle planète vit Sandrine Derville. Elle ne découvre rien : depuis trois ans, il y a des réunions publiques au sujet de la piscine. C'est un endroit qui a été mis en place par eux aux PLU (Plan local d'urbanisme) de 2013. Point final. Je viens avec mon équipe donner des perspectives que je n'ai pas inventées, elles sortent de mon programme. Elle n'a pas à débattre avec moi sur des orientations que les Angloys ont massivement approuvées, et _ce n'est pas la règle dans la politique en France d'associer l'opposition au développement d'un programme de campagne_. Je n'ai de rendre à compte qu'aux Angloys. Lors de ma conférence de presse, je leur expliquais comment je souhaite mettre en place ces projets, avec un plan de financement. Je m'excuse auprès de Madame Derville de travailler activement avec mon équipe. 

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