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Politique

Le maire d'Asnières condamné pour diffamation dans l'affaire du "porno soft"

mardi 15 mars 2016 à 16:11 - Mis à jour le mardi 15 mars 2016 à 18:22 Par Samuel Aslanoff et Sylvain Tronchet, France Bleu Paris et France Bleu

Le maire LR d'Asnières été condamné à 2.000 euros d'amende pour avoir diffamé son prédécesseur PS à la mairie d'Asnières en l'accusant d'avoir autorisé le tournage d'un film "porno-soft" à l'hôtel de ville. Des propos mensongers selon le tribunal correctionnel de Paris.

Palais de Justice
Palais de Justice © Radio France - Illustration

Asnières-sur-Seine, France

Le montage vidéo de Manuel Aeschlimann avait fait son effet en juin 2014. En plein conseil municipal, le maire (LR) d’Asnières accuse son prédécesseur, le socialiste Sébastien Piétrasanta d’avoir autorisé le tournage d’un « porno soft » au sein même de l’hôtel de ville. Et pour appuyer son propos, Manuel Aeschlimann fait diffuser des images d'une bande annonce, où l’on voit des femmes en tenue très légère ou dans une pose lascive. Le maire accuse alors son prédécesseur et un de ses adjoints, réalisateur du film, d'avoir "dégradé" l'image de la ville « en tournant un porno soft ».

Un montage destiné à piéger Sébastien Piétrasanta

Problème, les images projetées provenaient d’un montage et celles montrant des jeunes femmes en tenue légère n’ont jamais été tournées dans les locaux même de la mairie.

Selon le tribunal correctionnel de Paris, cette "dénaturation, à l'évidence destinée à renforcer artificiellement l'indignation du public et plus particulièrement des citoyens d'Asnières est intrinsèquement inconciliable avec toute bonne foi". Les juges ont donc condamné Manuel Aeschlimann à 2.000 euros d’amende pour diffamation. Le maire d’Asnières a également été condamné à verser 5.000 euros de dommages et intérêts à son opposant, auxquels s'ajoutent 2.000 euros pour les frais de justice. Dans un communiqué, le député socialiste Sébastien Pietrasanta salue cette décision de justice et note que "la vérité va plus lentement que le mensonge. Mais elle finit toujours par s'imposer". De son côté, Manuel Aeschlimann maintient que l'hôtel de ville a été le lieu "de tournages contestables". Il fait appel de sa condamnation, considérant que son rôle est "est de protéger l’image de [sa] ville et de sa mairie".

Un adjoint de Manuel Aeschliman, Alexandre Brugère, et l'hebdomadaire Le Point sont également condamnés pour diffamation à des peines d'amendes avec sursis et à verser des dommages et intérêt à M. Pietrasanta. Le magazine avait publié un article à charge qui avait largement contribué à diffuser cette histoire...