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Politique

Le maire de Saint-Ouen se lâche sur Mains d’œuvres : "une permanence électorale pour fumeurs de joints"

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Alors que le tribunal vient d'ordonner la réintégration de l'association Mains d’œuvres dans ses locaux à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), le maire de la ville qui réclamait son expulsion, réagit dans un communiqué et dénonce "la pression politique du ministère de la Culture sur la justice".

Rassemblement devant l'hôtel de ville de Saint-Ouen contre l'expulsion du centre culturel Mains d’Œuvres
Rassemblement devant l'hôtel de ville de Saint-Ouen contre l'expulsion du centre culturel Mains d’Œuvres © Maxppp - Maxppp

Nouvel épisode dans la bataille qui oppose le maire de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) à l'association Mains d’œuvres qui gère un centre culturel du même nom dans le quartier des Puces.

Le bras de fer se poursuit

Le 15 janvier dernier, Mains d’œuvres a obtenu l'autorisation de la justice de réintégrer son bâtiment historique situé dans le quartier des Puces. Elle en avait été expulsée en octobre dernier sur demande du maire après le non-renouvellement de son bail. Cette évacuation avait suscité un élan de solidarité de la part des artistes qui travaillent, se produisent à Mains d’œuvres mais aussi de plusieurs habitants, élus et même du ministre de la Culture qui avait proposé une médiation entre la ville et l'association.

Mais le temps de la médiation n'est clairement pas d'actualité du côté du maire. Dans un communiqué publié ce 17 janvier, William Delannoy (UDI), rappelle que la décision du tribunal, rendue il y a deux jours, ne repose que sur un vice de forme, "ce qui ne remet pas en cause la décision de justice exécutoire qui ordonnait le départ de ce bâtiment municipal occupé illégalement". La cour d'appel de Paris doit encore statuer sur la décision d'expulsion elle-même. L'élu insiste aussi sur le montant des impayés que l'association doit à la ville, "387 629 euros".

Le maire charge le ministre de la Culture

William Delannoy ne s'arrête pas là, il va plus loin et dénonce _"la pression politique du ministère de la Culture sur la justice à deux mois du scrutin municipal"_. "

Ils sont bien en marche ! - William Delannoy, maire (UDI) de Saint-Ouen

Le maire critique également l'attitude opportuniste, selon lui, des collectivités de gauche (président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, les maires de Saint-Denis, Arcueil, Gennevilliers et le président de Plaine Commune) qui auraient attesté par courrier qu'elles étaient prêtes à chercher des nouveaux locaux pour accueillir Mains d’œuvres si nécessaire. "Ce sont des recherches qui n'aboutiront sûrement jamais juste le temps d'une élection !"

"Les fumeurs de joints"

L'élu rappelle qu'il veut récupérer ce bâtiment pour y construire le futur conservatoire municipal de la ville et déplore que la justice laisse l'association réintégrer les lieux pour "y délivrer une culture privée". Il conclut le communiqué par cette phrase lapidaire : "Ne nous y trompons pas, Mains d’œuvres n'est pas un lieu culturel mais un lieu événementiel et il sera aussi une belle permanence électorale pour les fumeurs de joints !".

William Delannoy était injoignable ce vendredi soir. 

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