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Politique

Dénonçant des "blocages", Stéphane Gatignon, maire de Sevran, démissionne

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Paris, France Bleu

Stéphane Gatignon, habitué des coups d'éclats, a décidé de jeter l'éponge. Le maire de Sevran a présenté sa démission lors du conseil municipal ce mardi soir. Il entend protester contre l'insuffisance des politiques de la ville.

Stéphane Gatignon, maire démissionnaire de Sevran
Stéphane Gatignon, maire démissionnaire de Sevran © Maxppp - Xavier de Torres

Sevran, France

Stéphane Gatignon démissionne. Le maire de Sevran, en Seine-Saint-Denis, l'a d'abord annoncé lors d'une longue interview accordée au journal le Monde mardi, avant de le confirmer lors du conseil municipal dans la soirée. "Mon but a toujours été de péter le ghetto", dit-il dans son interview au Monde, déplorant qu'on "continue à faire de la banlieue un monde parallèle, structuré comme une société précaire qui ne s'en sort que grâce aux solidarités, à la débrouille, à la démerde".

Dans une lettre aux habitants de sa ville, publiée sur Internet, il estime que Stéphane Blanchet, actuel premier adjoint, est "le meilleur candidat" pour le remplacer. 

Habitué des coups d'éclats

"Je ressens de la fatigue, de l'usure par rapport aux blocages qui viennent d'en haut", ajoute-t-il dans une interview publiée peu après par le journal Le Parisien.  Fervent défenseur de la dépénalisation du cannabis, il avait, en 2011, réclamé l'intervention de l'armée, de "casques bleus" pour s'interposer lors des règlements de comptes par armes à feu entre dealers. En 2012, déjà, il demandait davantage de dotations de l'Etat pour la politique de la ville et il avait effectué six jours de grève de la faim.

Soutien de Macron, critique de sa politique en banlieue

D'abord communiste, puis écologiste, il avait soutenu Emmanuel Macron lors de la dernière présidentielle, tentant même d'être candidat pour "En Marche!" aux législatives. 

Il dénonce aujourd'hui la politique du chef de l'Etat dans les banlieues : "beaucoup d'affichage et de com', et peu d'action". Il estime dans Le Monde, que le "rapport Borloo" pour les quartiers, qui doit être présenté dans quelques semaines par l'ancien ministre de la Ville est le plan "de la dernière chance".  "Si Macron ne suit pas les préconisations de Borloo, cela veut dire que l'Etat laisse tomber les banlieues et leurs 5,5 millions d'habitants", conclut-il.
 

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