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Le Mans : des médiateurs de la Ville et d'une société privée pour lutter contre les incivilités cet été

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Du 15 juin au 15 septembre 2020, Le Mans met en place un plan de lutte contre les nuisances estivales. Des médiateurs parcourent la ville pour traquer les incivilités comme le tapage nocturne.

La police municipale n'est appelée qu'en dernier recours. (image d'illustration) La police municipale n'est appelée qu'en dernier recours. (image d'illustration)
La police municipale n'est appelée qu'en dernier recours. (image d'illustration) © Radio France - Bertrand Hochet

Des médiateurs plutôt que des policiers municipaux. C'est le choix de la ville du Mans pour la deuxième année consécutive, dans son plan de lutte contre les nuisances estivales. Les beaux jours et les longues soirées d'été sont souvent l'occasion de se retrouver dans un parc ou sur une plaine pour un pique-nique ou un apéritif. Des moments conviviaux qui s'étirent parfois dans la nuit et gênent les riverains. "On n'arrive pas à dormir la nuit, qu'est-ce qu'on peut faire ? On appelle la police nationale ? Municipale ?", se demandaient certains, selon Pascale Dufour, responsable du pôle médiation au service Prévention-Sécurité de la mairie du Mans. 

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Pour éviter cette situation, chaque jour entre le 15 juin et le 15 septembre, 20 personnes sont mobilisées par la Ville. Des policiers municipaux bien sûr, mais avant tout des médiateurs. Ils ciblent la plaine des Glosnières, celle du Ronceray, la promenade Newton sur les bords de l'Huisne, le square des Tanneries ou encore la base d'aviron. 

60.000 euros pour les médiateurs privés

Le rôle des médiateurs est crucial, selon Christophe Counil, adjoint au maire à la vie des quartiers et à la sécurité. Ils doivent "rappeler la règle, faire en sorte que les gens ne se mettent pas en danger, par exemple au bord de l'eau au jardin des Tanneries, où beaucoup de gens montent sur les remparts médiévaux", souligne-t-il. Ils interviennent surtout quand des groupes écoutent de la musique sur des enceintes bluetooth.

C'est un rappel à la règle qui fonctionne bien.

Ces médiateurs n'appellent la police municipale qu'en dernier recours. "Lorsque la médiation ne fonctionne pas, les policiers peuvent débarquer et dire 'on vous a prévenu, ça ne marche pas, alors ce sera tant d'amende'", explique Christophe Counil.  Depuis le 15 juin 2020, les agents n'ont été appelés que trois fois et ils n'ont pas encore mis d'amende. Les journées se décomposent en deux temps. Le matin et l'après-midi, les médiateurs de la Ville sont sur le terrain. Ils sont chargés notamment de proposer des activités sportives aux enfants. 

En début de soirée et jusqu'à 3h du matin, la mairie fait appel à des médiateurs de la société mancelle privée Sécurité Prévention Intervention (SPI) . Chaque soir, huit d'entre eux patrouillent en binôme pour pacifier les relations entre les riverains et ceux qui souhaitent profiter des espaces verts. Pour les trois mois que durent le plan, Le Mans paye 60.000 euros à SPI. Une dépense nécessaire, selon Christophe Counil, car les médiateurs de la Ville ne peuvent pas travailler le soir. Ce n'est pas compris dans leur contrat.

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