Politique

Le "mariage de raison" Rhône-Alpes-Auvergne convainc à moitié

Par Alexandre Chassignon, France Bleu Pays d'Auvergne et France Bleu Saint-Étienne Loire mardi 3 juin 2014 à 10:08

La "super région" Rhône-Alpes Auvergne.
La "super région" Rhône-Alpes Auvergne. © Radio France - Denis Souilla

Confirmé par l’Élysée, le scenario de la fusion entre Auvergne et Rhône-Alpes est plutôt bien accueilli par les élus des deux régions. Invités ce mardi de France Bleu Saint-Étienne Loire et France Bleu Pays d'Auvergne, deux d'entre eux ont aussi répondu aux doutes de nombreux auditeurs sur la cohérence du nouvel ensemble.

Ce serait la deuxième région de France par la population. Une fusion Rhône-Alpes-Auvergne regrouperait 7,7 million d'habitants, en l'état - mais le gouvernement imagine déjà "des évolutions". De quoi peser en Europe, autour de Lyon. La place de capitale régionale ne fait pas débat, même pour René Souchon. Le président de l'actuelle Auvergne était ce mardi matin l'un des invités de l'émission exceptionnelle de France Bleu Saint-Étienne Loire et France Bleu Pays d'Auvergne, avec Jean-Louis Gagnaire, vice-président du conseil régional de Rhône-Alpes.

"Entre Auvergne et Loire on est frères"

Si chacun comprend la logique économique, de ce côté-ci du Rhône beaucoup s'interrogent sur la cohérence humaine de la super-région. Andrée à Saint-Etienne et Marc en Auvergne cherchent encore leurs éventuels points communs avec, par exemple, les Savoyards.

FBPA debat trop grand

Les services et leur coût

La clef de la réussite se trouvera dans la présence des services dans toute la (nouvelle) région, insistent les élus. Une pratique déjà courante dans le "réseau de villes" de Rhône-Alpes cité en exemple par Jean-Louis Gagnaire : en plus de Lyon, la région s'appuie déjà sur Grenoble et Saint-Etienne. Clermont-Ferrand constituera donc un nouveau pôle. Les locaux sont tout trouvés : un hôtel de région flambant neuf sur le point d'être inauguré. Pas question de déplacer du jour au lendemain les centaines d'agents de la région, admet l'élu. "Gérer la proximité" coûtera donc cher, au moins dans un premier temps.

Lyon capitale regionale, à l'unanimité

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