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Le ministre de la Justice, Eric Dupont-Moretti, en visite à la prison de Gradignan près de Bordeaux

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Par , France Bleu Gironde, France Bleu

Eric Dupont-Moretti était en visite lundi 19 avril à la prison de Gradignan, en Gironde. Le ministre de la Justice a signé une charte du surveillant pénitentiaire pour revaloriser ce métier, qui peine à attirer les vocations.

Eric Dupont-Moretti était en visite à la prison de Gradignan (Gironde), le 19 avril 2021.
Eric Dupont-Moretti était en visite à la prison de Gradignan (Gironde), le 19 avril 2021. © Radio France - Clémentine Vergnaud

Le ministre de la Justice, Eric Dupont-Moretti, était en Gironde lundi 19 avril, à Gradignan, où il visitait la prison. Le Garde des Sceaux était là pour signer une charte nationale des principes du surveillant pénitentiaire, avec les trois principaux syndicats de ce secteur, à savoir Force ouvrière, la CGT et Ufap Unsa.

L'objectif de cette charte, d'après le ministre c'est que les surveillants pénitentiaires "ne soient plus considérés seulement comme des portes-clés". L'idée est donc de revaloriser un métier qui n'attire pas à cause de plusieurs facteurs : mauvaise image, conditions de travail difficiles, salaire peu élevé... 

Eric Dupont-Moretti était en visite à la prison de Gradignan (Gironde), le 19 avril 2021.
Eric Dupont-Moretti était en visite à la prison de Gradignan (Gironde), le 19 avril 2021. © Radio France - Clémentine Vergnaud

Des cellules ouvertes contre le respect d'un règlement

Le ministre s'est donc appuyé, pour la signature de cette charte, sur une innovation mise en place à Gradignan : le module confiance. Dans un des bâtiments du centre pénitentiaire, les cellules sont ouvertes toute la journée. En contrepartie les détenus respectent un règlement : des horaires de lever et de coucher, l'obligation de faire des activités comme nettoyer leur cellule ou participer à la préparation des repas... "On peut sortir, on n'est pas enfermés toute la journée, c'est un peu mieux", apprécie l'un des détenus de ce quartier. "Pour la réinsertion, ça nous habitue à être debout de bonne heure et reprendre un bon rythme." 

De leur côté, les surveillants apprécient ce donnant-donnant : ils leur donnent de la liberté, les détenus leur rendent du respect. Cela permet d'instaurer une autre relation : "On nous demande de casser un peu les codes", raconte l'un des surveillants qui travaille au module confiance. "On participe à des activités sportives et culturelles avec eux. Cela permet de partager un peu avec eux pour qu'ils aient une autre image du surveillant et que le surveillant puisse montrer aussi une autre image de lui au détenu."

Eric Dupont-Moretti était en visite à la prison de Gradignan (Gironde), le 19 avril 2021.
Eric Dupont-Moretti était en visite à la prison de Gradignan (Gironde), le 19 avril 2021. © Radio France - Clémentine Vergnaud

Ici, les surveillants évaluent les détenus au quotidien, en fonction de leur comportement. Pour Eric Dupont-Moretti, ils ont ainsi un regard beaucoup plus pertinent sur leurs possibilités de réinsertion et les risques de récidive "Vous êtes ceux qui sont les mieux à même de connaître l'évolution des détenus à leur sortie. C'est pour ça que je veux vous donner un rôle accru dans la façon dont on discute des remises de peine, qui ne seront plus automatiques", a assuré le ministre, défendant ainsi son projet de réforme de la justice. "Elles seront fondées sur l'effort et le respect. Je pense que ça a du sens." Le ministre de la Justice a également promis que la revalorisation ne se ferait pas que dans le cadre de missions plus intéressantes : elle sera aussi financière, dès le prochain budget.

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