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Politique

Le nantais François de Rugy nommé ministre de la Transition écologique et solidaire

mardi 4 septembre 2018 à 13:21 Par Grégory Jullian, France Bleu Loire Océan

Le nantais François de Rugy est le nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire. Il a été nommé ce mardi. Il succède à Nicolas Hulot. A Nantes, ses amis et adversaires politiques réagissent.

François de Rugy
François de Rugy © Maxppp -

Nantes, France

Président de l'Assemblée nationale depuis le 27 juin 2017, le Nantais François de Rugy a été nommé ce mardi ministre de la Transition écologique et solidaire. Il remplace Nicolas Hulot, qui a démissionné la semaine dernière. Élu député de la première circonscription de Loire-Atlantique depuis 2007, François de Rugy, 44 ans, obtient pour la première fois un portefeuille ministériel. Chantre depuis toujours d'une écologie "réformiste", il avait rompu en août 2015 avec Europe Ecologie Les Verts, en critiquant la "dérive gauchiste" de ses camarades. Puis le nantais, après s'être présenté à la primaire citoyenne organisée par le Parti socialiste et ses alliés en janvier 2017 et avoir refusé de soutenir le vainqueur Benoît Hamon, avait rallié Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle.

Il y a besoin de signes très concrets, vite" (Johanna Rolland)

A Nantes, dont il fut l'adjoint aux Transports de 2001 à 2008 auprès de Jean-Marc Ayrault, cette nomination fait évidemment beaucoup réagir. Johanna Rolland, maire socialiste de Nantes, "lui souhaite de réussir dans ses nouvelles fonctions car le sujet est très important". Mais la présidente de Nantes Métropole, sans émettre publiquement de doutes, ajoute : "si Nicolas Hulot a démissionné, c'est bien parce qu'il a tiré lui même les leçons de son propre bilan, donc il y aura besoin de signes très concrets, très clairs et assez vite, pour savoir si on va vers des changements de modèle, ce qu'on fait des accords de Paris, quelle place l'Etat laisse aux territoires" en matière de transition écologique. Pour Johanna Rolland, "c'est d'abord un sujet de fond et de projet de société", et non pas une question de personne. Sollicité, Jean-Marc Ayrault, lui, ne nous a pas répondu ce mardi.

On souhaite la réussite du nouveau ministre" (Julie Laernoes, EELV)

L'ex "camarade" de François de Rugy à Europe Ecologie Les Verts, Julie Laernoes, qui préside le groupe des élus écologistes à Nantes, ne dit pas autre chose. Pour elle, certes, cette nomination est "un non-événement" (sous-entendu : l'événement, c'est la démission de Nicolas Hulot) : "pour autant François de Rugy a une expérience d'un mandat local et j'espère que, dans la centralisation en cours avec le président Macron, on pourra avancer sur la contribution climat énergie, c'est-à-dire le reversement d'une part de la taxe carbone aux collectivités pour permettre des politiques très concrètes en matière de transition écologique. Et donc on souhaite la réussite du nouveau ministre et on lui souhaite bonne chance." Le sénateur écologiste de Loire-Atlantique Ronan Dantec tient des propos sur le même ton : "c'est plutôt une bonne nouvelle. J'ai tendance à penser que François de Rugy arrive à un moment où le message de Hulot lui donne un rapport de forces plus élevé pour gagner des arbitrages financiers, pour gagner des arbitrages sur la programmation pluriannuelle de l'énergie."

A gauche, le communiste Aymeric Seassau, adjoint au maire de Nantes, se veut beaucoup plus dur à l'encontre de François de Rugy, qu'il a affronté lors des élections législatives de juin 2017. "C'est un homme d'ambition plus qu'un homme de convictions. On voit bien que la priorité va aux lobbies et aux puissances d'argent et pas à la transition écologique, Nicolas Hulot s'y est cassé les dents et Emmanuel Macron est allé chercher un ministre plus obéissant", tacle Aymeric Seassau.

A droite, Julien Bainvel, candidat LR malheureux aux législatives face à François de Rugy, est "inquiet parce que ce dernier a démontré tout au long de sa carrière politique que sa seule conviction est sa carrière personnelle". Le conseiller municipal nantais ajoute : "je ne suis pas sûr que l'écologie sorte grandie de cette nomination qui est un choix par défaut pour Emmanuel Macron après tous les refus qu'il a essuyés dans la société civile."