Politique

Le Parlement approuve le prolongement de l'opération Sangaris en Centrafrique

France Bleu mercredi 26 février 2014 à 10:40

Jean-Marc Ayrault et le ministre de la Défense Jean-Yves le Drian, lors du vote à l'Assemblée
Jean-Marc Ayrault et le ministre de la Défense Jean-Yves le Drian, lors du vote à l'Assemblée © MaxPPP

Sans surprise, les députés et sénateurs ont approuvé mardi soir la prolongation de l'opération militaire française en Centrafrique. Seuls 14 députés et 3 sénateurs ont voté contre. Mais lors des débats, les parlementaires ont souligné l'urgence de passer le relais à l'ONU.

L'issue du vote était quasi-certaine : à 428 voix pour contre 14 contre et 21 abstensions, les députés ont approuvé la prolongation de l'opération Sangaris en Centrafrique. Au Sénat, qui votait la même décision en même temps, la prolongation a été acquise par 328 voix pour face à 3 contre, et 15 abstentions.

"Un piège " pour la France ?

Le débat parlementaire a toutefois été pour le gouvernement l'occasion de souligner l'importance d'une reprise en main de la situation par les Nations Unies : Jean-Marc Ayrault a appelé l'ONU à faire "davantage et plus vite" pour prendre le relais de la France. 

"La France n'a pas vocation à se substituer aux forces internationales" — Jean-Marc Ayrault

Mais pour le chef de file des députés PS, Bruno Le Roux, la question de la durée de l'intervention se pose : "Qu'est-ce que deux mois et demi pour un pays plongé depuis des décennies dans un chaos politique ancien et complexe, qui a fini par ébranler l'unité même de son peuple ? ", a-t-il demandé. Le président du groupe UMP, Christian Jacob, a de son côté dénoncé "un piège " dont il affirme mal voir comment la France va pouvoir se sortir.

La présidente centrafricaine "réjouie "

Les parlementaires ont, pour une immense majorité d'entre eux, demandé à l'Union européenne une plus forte implication. Une force de près d'un millier de soldats doit être déployée à partir du mois de mars. 

Après le vote de cette prolongation, la présidente de transition de la Centrafrique, Catherine Samba-Panza, a déclaré être "réjouie que le peuple français accepte de voler au secours du peuple centrafricain ".

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