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Politique

Le Parti Socialiste perd un de ses hommes forts en Isère : Christophe Ferrari quitte le parti

dimanche 11 mars 2018 à 21:07 Par Alexandre Berthaud, France Bleu Isère

Le président de la métropole grenobloise et maire du Pont-de-Claix, Christophe Ferrari, a décidé de quitter le parti socialiste. Un départ de poids pour un PS déjà mal en point dans le département.

Christophe Ferrari, lors de son passage dans les studios de France Bleu Isère.
Christophe Ferrari, lors de son passage dans les studios de France Bleu Isère. © Radio France

Grenoble, France

Pour beaucoup ce n'est pas une surprise, cela n'en reste pas moins un petit tremblement de terre dans la politique iséroise. Une des figures de la gauche, Christophe Ferrari, président de la Métropole grenobloise, a décidé de quitter le Parti Socialiste.

"J’ai rejoint, il y a bientôt une trentaine d’années, le Parti Socialiste, une famille de convictions [...] je ne le reconnais plus, je ne m’y reconnais plus. La distance entre le vécu quotidien de l’élu local que je suis et un parti qui ne parle plus à celles et ceux qui souffrent m’est aujourd’hui insupportable."

Dans un communiqué le maire du Pont-de-Claix a énoncé quelques unes des raisons de ce choix politique. Il indique rester "libre" et ne pas partir pour rejoindre une autre formation politique. Il exprime sa volonté de s'investir pour "le territoire métropolitain" et d'y mettre "toute son énergie".

"Pas une grande surprise"

Pour Yannick Belle, membre de la majorité (groupe PASC, celui de Christophe Ferrari), la situation est loin d'être surprenante. Lui aussi a quitté le PS voilà un an. "À l'époque quand je suis parti il avait parfaitement compris et se posait déjà des questions, je pense qu'il a voulu attendre la fin des échéances électorales mais que c'est _le fruit d'une réflexion de long terme_"

Rester dans la maison pour pouvoir la reconstruire

Pour ceux qui ont choisir de rester au PS et qui font partie de la majorité de Christophe Ferrari à la métro, on observe différentes réactions. Pierre Verri, maire de Gières "respecte" la décision mais la regrette à demi-mot : "il est plus facile de reconstruire une maison quand on reste dedans".

Guillaume Lissy, président du groupe PASC à la Métro, est d'un côté rassurant concernant l'unité du groupe de gauche à la Métro, et de l'autre circonspect devant l'avenir du PS : "les prochains mois vont être déterminants pour l'avenir du parti". Un avenir dont Christophe Ferrari ne fait pas partie.