Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Le PCF a cent ans : malgré son effondrement électoral, il conserve quelques bastions en Isère

-
Par , France Bleu Isère

Il y a cent ans, le 30 décembre 1920, avec une majorité importante, les délégués du Parti Socialiste décidèrent de le transformer en Parti Communiste. Les délégués isérois en firent autant.

Renzo Sulli, maire d'Échirolles
Renzo Sulli, maire d'Échirolles © Radio France - Adeline Divoux

Il y a 100 ans, le 30 décembre 1920, avec une majorité importante, les délégués du Parti socialiste décidèrent de le transformer en Parti communiste, dont le nom était SFIC pour "section française de l'internationale communiste" Conséquence de la révolution russe.  Pour adhérer à cette troisième internationale, il fallait accepter 21 conditions et notamment l'allégeance à Moscou. Parallèlement, les minoritaires ont aussitôt recréer leur parti socialiste qui s'appelait SFIO pour "section française de l'internationale ouvrière", à l'époque   

Le département de l'Isère se prononça dans le même sens.

À l'occasion de ce centenaire, France Bleu Isère revient sur deux marqueurs forts du Parti Communiste dans le département: la force de ses députés sous la IVe république et le poids du communisme municipal.

En  1945, le PCF décroche ses deux premiers parlementaires à l'assemblée : Joanny Berlioz, un enfant de St Priest, encore en Isère, et le grenoblois André Dufour. Lui sera réélu jusqu'en 58, rejoint en 46 par Paul Billat et en 51 pat Elise Grappe, la première et pendant longtemps, la seule femme élue députée dans le département, jusqu'en 1981 et l'élection de la socialiste Gisèle Halimi

C'est l'apogée du parti sous la 4ème république

Après 1958 et le retour du Général de Gaule, le parti n'aura plus le même rayonnement.  Zéro député jusqu'en 1967. Roger Coste de Roussillon et Louis Maisonnat de Fontaine reviennent au Palais-Bourbon, pour un an seulement. Louis Maisonnat y reviendra de 73 à 86. Le parti aura encore deux députés, Jean Giard en 86 et Gilbert Biessy de 93 à 2007. Depuis 1981, avec l'union de la gauche, la chute de l'URSS et la confirmation que le goulag et ses millions de morts n'étaient pas le fruit de la propagande capitaliste, ces personnalités ont différé le déclin du PCF en  Isère

Les députés communistes

Le communisme municipal

En Isère, un des marqueurs de ce siècle d'histoire, c'est le communisme municipal. Une quinzaine de communes ont eu des maires communistes, dont celles de la ceinture rouge de Grenoble. Au plus fort de sa puissance en Isère, le parti communiste veillait au quotidien de 120.000 Isérois.   

Le reportage de Gérard Fourgeaud sur le communisme municipal

En Isère, c'est à partir de 1944 que des communistes, la plupart issus de la Résistance, se font élire maire à Echirolles, Saint-Martin-d'Hères, Fontaine, Le Pont-de-Claix, Vizille, Roussillon, Susville, Primarette, Rives, Champ-sur-Drac, Vif, Le Cheylas, Villard-Bonnot. A tel point qu'on parle de communisme municipal. Loin des grandes théories, les communistes administrent le quotidien. 

Jo Blanchon, Georges Kioulou, Gilbert Biessy, Roger Costes, Michel Couetoux : pour favoriser l'élection de leurs successeurs, les maires communistes démissionnait avant la fin de leur mandat Ce fut le cas à Fontaine avec Louis Maisonnat. Bastion historique que le PCF a perdu l'été dernier. 

Malgré le déclin historique du parti, le communisme municipal se porte encore bien à Saint-Martin-d'Hères, Échirolles ou au Péage de Roussillon malgré des scores dépassant rarement les 15% aux élections nationales. La banlieue rouge est bien réelle. Mais pour combien de temps ?

Choix de la station

À venir dansDanssecondess