Politique

"Le Petit Père de la Gironde et son système, ça suffit" : la droite veut reprendre le Département

Par Yves Maugue, France Bleu Gironde dimanche 15 mars 2015 à 18:00 Mis à jour le lundi 16 mars 2015 à 8:20

Yves d'Amécourt était l'invité de France Bleu Gironde ce lundi
Yves d'Amécourt était l'invité de France Bleu Gironde ce lundi © Radio France - © Bénédicte Dupont

Yves d'Amécourt était l'invité de France Bleu Gironde ce lundi matin. Le leader de la droite, alliée au centre, compte faire basculer un département de la Gironde présidé par le socialiste Philippe Madrelle depuis 1976, à l'exception de la période 1985-1988 où la droite avait repris le pouvoir. Décryptage.

Notre dossier "Elections départementales en Gironde"

En Gironde, la droite espère faire basculer le département. Il faudra quand même modifier totalement l'équilibre actuel très favorable à la gauche. En effet, la droite aujourd'hui ne pèse pas grand chose dans l'assemblée départementale. Scrutin après scrutin, le président sortant Philippe Madrelle, a creusé son sillon au point de s'offrir en 2011 une majorité de 50 élus contre seulement 13 à la droite . A première vue, difficile donc pour les candidats de Gironde Positive, issus de l'UMP, du Modem, de l'UDI et de CPNT, de renverser totalement la situation. 

Yves d'Amécourt invité ce lundi matin, ses principales déclarations

►Sur l'abstention

"Attention aux zones les plus urbaines! En zones rurales en Gironde en 2011 (les dernières élections cantonales), le taux de participation moyen était de 60% en campagne contre 25% en villes. Le suffrage universel est en danger si les gens ne se déplacent plus".

►Sur le vote obligatoire proposé par les députés Verts

"Le vote incitatif est plus intéressant. Mettre une amende de 35 euros comme en Belgique, c'est curieux".

►Sur le canton de  la Presqu'ïle (Ambarès) et la sécurité

"Il y a un réel problème de sécurité sur ce canton, voilà pourquoi le candidat Gironde Positive propose d'installer des caméras de surveillance, bien qu'il s'agisse d'une compétence municipale. Le conseiller général c'est aussi un conseiller en général".

►Sur la réforme territoriale

Avec cette grande région Aquitaine-Poitou-Charente-Limousin, 6.000 communes, 6 millions d'habitants ce sera illisible, inefficace et on ne verra pas d'économies. J'aurais voulu une départementalisation de la région Aquitaine avec des élus dans les deux collectivités.

►Sur le Front national

"Bien sûr que le FN sera au second tour en Gironde, dans 4 à 10 cantons je pense. Pour moi, concernant les consignes de vote en cas de duel FN contre un autre mouvement, ce sera tout sauf le Front national, pas d'alliance c'est clair".

► Sur le pont au-dessus de l'Estuaire de la Gironde

"C'est très sérieux. Nous avons le seul estuaire d'Europe sans franchissement. Notre modèle : le pont de Normandie. Mais nous, nous souhaitons une deux-voies avec une piste cyclable et une voie piétonne. Avec un péage à 5 à 13 euros, on financera cet investissement sans problème. Il faut pouvoir connecter les sous-préfectures, Blaye et Lesparre, sans passer par la ville-centre.

►Sur le mandat de Philippe Madrelle

"Le mandat de P. Madrelle a duré tellement longtemps que les élus ont perdu le pouvoir au profit du cabinet du président. C'était le petit Père de la Gironde avec tout un système autour. Ces élections, c'est le renouvellement. Fini l'omniprésence du président".

►Sur les économies à réaliser en Gironde

"On achète trop cher : 19 millions d'euros pour le collège d'Ambarès c'est trop, celui de Branne n'a coûté que 5 millions. Nous souhaitons aussi ne pas remplacer 650 départs en retraite dans les collectivités, comme en mutualisant certains services sociaux de la CUB et du Conseil général. Et puis, il faut passer aux 35 heures au Conseil général, pour le moment on n'y est pas, on est en dessous !"

Yves d'Amécourt se présente sous l'étiquette Gironde Positive aux côtés de Sophie Sellier dans le canton du Réolais et des Bastides. Se présentent également Jean-Christophe Grellety et Marie-Rose Lucmarie (Front de gauche) ; Bernard Castagnet et Christelle Guionie (PS) ; Sandrine Chadourne et Patrick Duval-Campana (FN).

Mercredi, nous recevrons Christine Bost, candidate PS sur le canton de Blanquefort et porte-parole des socialistes en Gironde pour ces élections départementales.

"Il faut passer aux 35 heures au Conseil Général de Gironde, pour l'instant on est en-dessous!"