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Politique

Le Premier ministre devant les élus des grandes collectivités à Dijon : projets et rigueur budgétaire

jeudi 5 avril 2018 à 23:41 Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne

Édouard Philippe était à Dijon jeudi soir. Le Premier ministre a prononcé un discours devant les membres de France Urbaine, l'association des grandes villes et intercommunalités françaises, réunis au parc des expositions.

Edouard Philippe à son arrivée au parc des expositions de Dijon
Edouard Philippe à son arrivée au parc des expositions de Dijon © Radio France - Jacky Page

Dijon, France

500 représentants des grandes villes et intercommunalités françaises sont réunis pendant deux jours au parc des expositions de Dijon, à l’occasion des journées nationales de France Urbaine, l’association qui les représente. C'était un temps fort ce jeudi 5 avril, avec la venue du Premier ministre, Édouard Philippe. 

Une exigence de rigueur budgétaire qui fait débat

Les élus avaient quelques récriminations à lui soumettre, notamment en ce qui concerne les contrats quinquennaux que l’État va signer avec les grandes collectivités. Celles-ci devront s’engager à limiter à 1.2% la hausse annuelle de leurs dépenses de fonctionnement. Ce qui inquiète François Rebsamen, maire de Dijon et président de Dijon métropole : « les efforts, nous savons les faire, nous avons pris notre part au redressement des comptes publics. Nous l’avons fait quand la France était en crise. La situation a changé. Le redressement des comptes publics est amorcé, la croissance est de retour. C’est la raison pour laquelle nous considérons que la contractualisation avec l’État telle qu’elle est proposée aujourd’hui, est à terme une entrave aux projets des collectivités territoriales en développement. »

Dans son discours, Édouard Philippe a voulu rassurer les élus : « l’objet de la contractualisation n’est pas de baisser la dépense publique locale, mais d’encadrer sa progression de façon qu’elle ne dépasse pas un rythme qui finirait par poser un problème. » Le Premier ministre se justifie : « nous avons voulu essayer autre chose qu’une baisse unilatérale des dotations. Nous avons voulu proposer un outil, certes un peu directif, c’est vrai, mais respectueux du sens de responsabilité des élus, et qui n’aura pas pour effet d’impliquer un quelconque regard de l'État sur l’opportunité de tel ou tel choix »

Faut-il changer le mode d'élection des conseillers métropolitains ?

Le Premier ministre a évoqué divers dossiers, comme le logement, avec la volonté de pousser les bailleurs sociaux de moins de 15.000 logements à se regrouper, ou encore revoir la fiscalité foncière pour inciter les propriétaires « à construire plutôt que détenir », et ainsi libérer de l’espace foncier. Dans les quartiers sensibles, où dit-il, les zones franches ont fait leurs preuves, il s’agit maintenant de relancer les « emplois francs ». Un dispositif similaire avait été testé sans succès sous le quinquennat de François Hollande. Pour favoriser l’emploi des habitants de ces quartiers, les entreprises qui les embauchent bénéficient d’une aide financière. L’expérimentation a commencé au début du mois.

Concernant le projet d'élire les présidents et conseillers de métropoles au suffrage universel direct dès 2020, le Premier ministre estime qu'aujourd'hui, "les conditions de constitutionnalité pour l'appliquer à des métropoles et à des intercommunalités ne sont pas réunies". Il faudra au préalable selon lui réfléchir à des métropoles à statut particulier. Ce jeudi, le Sénat s'est opposé à un scrutin distinct. Il s'est prononcé en faveur du maintien du système d'élection actuel, dit "par fléchage". Lors des élections municipales, dans les communes de plus de 1000 habitants, le bulletin de vote comporte deux listes, une pour les candidats au conseil municipal, l'autre pour les candidats au conseil communautaire.