Politique

Le Premier ministre dit "NON" à la Corse

Par Patrick Rossi, France Bleu RCFM et France Bleu mardi 19 janvier 2016 à 9:56

Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni reçus par le Premier ministre
Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni reçus par le Premier ministre © Radio France - Patrick Vinciguerra

Deux heures de discussions dans un climat apaisé et courtois lundi 18 janvier à Matignon, et au final une fin de non recevoir. Manuel Valls a réaffirmé son opposition aux principales revendications portées par Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni.

Pour Manuel Valls, c'est toujours non.. La première rencontre entre les deux nouveaux dirigeants de la Corse, Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, et le Premier ministre a accouché de trois groupes de travail : un sur la langue, un sur la question du foncier et enfin un troisième sur les institutions. Mais s'agissant des principales revendications défendues par les deux présidents nationalistes, le discours de Paris n'a pas varié d'un iota.

"Des lignes rouges à ne pas franchir"

Nationalistes ou pas aux affaires, la réponse est en effet toujours la même : "NON" à l'amnistie, "NON" à la co-officialité, "NON" au statut de résident, "NON" à l'inscription de la Corse dans la Constitution. Même si cela a été dit dans un climat apaisé et courtois, le Premier ministre, comme avant lui Marylise Lebranchu ou encore Bernard Cazeneuve, a répété qu'il y avait des lignes rouges à ne pas franchir. Gilles Simeoni, au sortir de ces deux heures de discussions, ne s'y est pas trompé, parlant de fermeté, voire de fermeture. Ce sont ses mots. Alors bien sûr le président de l'Exécutif de la Collectivité Territoriale de Corse s'est aussi félicité de la création de cet espace de dialogue, trois groupes de travail, mais sans se faire trop d'illusions sur les conclusions, qui interviendront au plus tard en juin. Trois groupes de travail qui, au passage, s'ajoutent aux deux déjà mis en place par Marylise Lebranchu en septembre dernier pour préparer l'avènement de la collectivité unique. A 15 mois de la présidentielle, dans une ambiance fin de règne, il apparait de plus en plus difficile d'aller au-delà, de satisfaire les revendications qui fâchent.

Jean Guy Talamoni optimiste

En revanche, Jean-Guy Talamoni se veut plus optimiste. Le président de l'Assemblée de Corse croit au dialogue qui va s'ouvrir.

Réaction de Jean Guy Talamoni après la rencontre avec le Premier ministre

Invité de la rédaction de RCFM, Gilles Simeoni revient, au micro de Patrick Vinciguerra, sur la rencontre avec le Premier ministre.

Gilles Simeoni analyse la rencontre avec le Premier ministre