Politique

Le Premier ministre reçoit les élus corses

Par Patrick Rossi, France Bleu RCFM lundi 18 janvier 2016 à 10:27

Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni reçus par le premier ministre
Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni reçus par le premier ministre © Radio France

Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni ont rendez-vous ce lundi 18 janvier avec le Premier ministre, Manuel Valls. Les présidents du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Corse et de l'Assemblée de Corse sont reçus à 17 H 30 à Matignon.

Le Premier ministre reçoit aujourd’hui les présidents des 13 régions élus en décembre dernier. Cette première série d’entretiens a pour but d’évoquer la lutte contre le chômage. François Hollande présente d’ailleurs ce même jour son plan d’urgence en faveur de l’emploi.

Mais il est peu probable que l'emploi soit ce soir l'unique dossier abordé avec les élus Corses.

Le dialogue pourrait être sans tabou. Les deux nouveaux présidents de Corse promettent d’aborder et revendiquer toutes les problématiques politiques : amnistie, co-officialité, statut de résident, fiscalité, même si le chef du gouvernement, Manuel Valls a répondu par anticipation, négativement à la possibilité d’amnistie des prisonniers politiques Corses, "…car il n'y a pas de prisonniers politiques en France " estime le premier ministre, «… Impossible la co-officialité car la langue de la République est le français...Impossible le statut de résident car il faudrait réviser la constitution, et ce n'est pas à l'ordre du jour, du moins pour cette question ».Globalement, le premier ministre réfute la revendication nationaliste. Il affirme qu'il n'y a qu'une seule nation, la nation française et qu'il est hors de question de revenir sur le sujet.

Assouplira- t- il son discours ce soir ? Laissera- t- il entrevoir une ouverture ?

"Ce serait un déni de démocratie s'il ne le faisait pas" indique Jean-Guy Talamoni.

Difficile de répondre pour le moment, le soir du samedi 16 janvier lors de l'émission « on n'est pas couché », Manuel Valls n'a pas prononcé un seul mot sur la Corse en près de deux heures d'entretien où il a été question principalement de nation.

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