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Politique

Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand mis en examen pour prise illégale d'intérêts

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu, France Bleu Breizh Izel, France Bleu Armorique

Richard Ferrand, le président de l'Assemblée nationale est mis en examen pour prise illégale d'intérêts dans l'affaires des Mutuelles de Bretagne. Le Breton est soupçonné d'avoir loué, via les Mutuelles qu'il dirige, des locaux commerciaux appartenant à sa compagne en 2011.

Richard Ferrand à l'Assemblée nationale.
Richard Ferrand à l'Assemblée nationale. © Maxppp - Thomas Padilla

Lille, France

Le président La République en Marche (LREM) de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, a été mis en examen dans la nuit de mercredi à jeudi 12 septembre à Lille pour "prise illégale d'intérêts" dans l'affaire des Mutuelles de Bretagne.  

Richard Ferrand ne compte pas démissionner

A l'issue d'un interrogatoire de près de 15 heures au tribunal de grande instance de Lille, où l'affaire a été dépaysée il y a un an, "les trois juges d'instruction saisis du dossier ont décidé de mettre en examen Richard Ferrand pour prise illégale d'intérêts", a indiqué dans la nuit le parquet de Lille. Dans un communiqué, le quatrième personnage de l'État déclare être "déterminé à poursuivre sa mission" à la tête de l'Assemblée. Autrement dit, il ne compte pas démissionner.

L'affaire qui l'a poussé à quitter le gouvernement en 2017 

L'affaire des Mutuelles de Bretagne avait obligé le Breton Richard Ferrand à quitter le gouvernement en juin 2017 :  à peine nommé ministre de la Cohésion des territoires, il est épinglé par Le Canard enchaîné qui révèle qu'en 2011 les Mutuelles de Bretagne, qu'il dirige alors, décident de louer des locaux commerciaux appartenant à sa compagne. Sa compagne aurait financé l’achat de ce bien à Brest avant de le louer aux Mutuelles de Bretagne.

Richard Ferrand invoquait à cet instant la prescription s'agissant d'un éventuel délit de prise illégale d'intérêts et juge que les infractions d'abus de confiance et d'escroquerie n'étaient "pas constituées".  

Ferrand dit "rester serein" 

La nuit dernière, Richard Ferrand a pris "acte de cette mesure procédurale qui va lui permettre de pouvoir se défendre dans ce dossier" et a assuré "rester serein sur l'issue de la procédure, au regard du classement sans suite de l'ensemble des griefs de la première plainte" en octobre 2017, "d'autant plus qu'aucun élément nouveau n'a été versé à ce dossier dans lequel il n'y a ni préjudice ni victime".

Emmanuel Macron soutient Ferrand , Anticor réclame son départ 

Le président de la République Emmanuel Macron soutient le président de l'Assemblée nationale, selon son entourage contacté par franceinfo ce jeudi matin. Emmanuel Macron conserve "toute sa confiance" en Richard Ferrand, a complété la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye sur Europe 1. Il est "un homme loyal, droit, qui a un parcours politique exemplaire", et "je crois que (ses jours dans ses fonctions) sont encore très longs", a-t-elle ajouté. Elle a souligné la nécessité de respecter le principe de la présomption d'innocence.

Pour Gilles Le Gendre, le président du groupe LREM à l'Assemblée nationale, "C'est évident, le président Richard Ferand doit rester dans ses fonctions. La mise en examen ne préjuge en rien de sa culpabilité", a-t-il réagi sur franceinfo. "La justice suit son cours, la vie politique continue dans le cadre qui est le sien", a conclu Gilles Le Gendre.

L'avocat de l'association Anticor, qui s'est portée partie civile dans ce dossier, estime pour sa part que Richard Ferrand doit démissionner. "Pour nous, Richard Ferrand doit partir, en raison de l'équilibre des pouvoirs et de la manière dont les institutions doivent fonctionner", estime-t-il sur franceinfo. Pour Jérôme Karsenti, "cette mise en examen va perturber les institutions".

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