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Politique

Le PS a-t-il encore un avenir dans le Nord Pas de Calais?

mardi 21 novembre 2017 à 18:34 Par Sophie Morlans, France Bleu Nord

La tournée de Benoît Hamon pour faire connaitre son mouvement M1717 a fait escale à Lille mardi. L'ex candidat du PS à la présidentielle est l'invité de France Bleu Nord ce mercredi à 7h50. L'occasion de dresser un état des lieux du Parti Socialiste dans le Nord Pas de Calais.

La fédération du Parti socialiste du Nord revendique 5.000 adhérents
La fédération du Parti socialiste du Nord revendique 5.000 adhérents © Maxppp - Sébastien Jarry

Lille, France

Il y a d'abord eu la claque de la présidentielle et le basculement dans le Pas de Calais, du vote socialiste vers le FN. Il y a eu ensuite la berezina des législatives, et la trahison des socialistes partis rejoindre les rangs de la République En Marche. Sur les 33 circonscriptions des deux départements, aucun candidat PS au second tour, alors que le parti en tenait 18 depuis 2012. Ajoutez à ces deux échecs successifs des guerres d'ego, pour les sénatoriales dans le Pas de Calais qui ont provoqué le départ de Yann Capet, de la tête de la fédération.

"Le PS n'a vraiment rien compris", déplore Jean-Pierre Corbisez, qui avait conduit une liste dissidente lors de ces sénatoriales. L'ancien maire d'Oignies et président de la communauté d’agglomération d’Hénin-Carvin qui dit aujourd'hui faire l'objet de représailles et être menacé d'exclusion évoque une hémorragie des adhésions.

Le PS n'est pas mort

Non, aujourd'hui, le PS n'est pas mort martèle-t-on officiellement à la fédération du Nord. Seulement, l'heure est à la refondation. Dans ce département, où le parti revendique 5.000 adhérents avec beaucoup de jeunes parmi les nouveaux, les militants peuvent s'exprimer en ligne sur les thèmes qui leur tiennent à coeur. Toutes les sections sont appelées à travailler sur la refonte des statuts.

Pourtant, dans certaines d'entre elles, c'est le désert, reconnaissent les militants de longue date. Ils ne sont plus qu'une vingtaine à Lille, dans le quartier de Wazemmes, où les adhésions sont en chute libre. Dans la ville de Martine Aubry, on met maintenant le cap sur les municipales, en 2020. Dans l'un de ses quartiers laboratoires, celui de Lille Sud, c'est morne plaine au PS. Le secrétaire a d'ailleurs démissionné au printemps dernier, dans cette section historiquement la plus importante de Lille. Jean-Marie Lambrecht, le trésorier, qui l'a dirigé pendant 12 ans, ne peut que constater le désamour des habitants de son quartier.

Pierre Mauroy doit se retourner dans sa tombe.

"Quand on leur parle parti socialiste, ils disent qu'on les a trahis, qu'on n'a pas respecté nos engagements de 2012. Si on devait perdre Lille en 2020, ce serait un symbole au niveau national. Je dis toujours que Pierre Mauroy doit se retourner dans sa tombe. C'est l'héritage du socialisme lillois, cette politique de soutien des habitants. Perdre la mairie ce serait dramatique".

Jean Marie Lambrecht, militant PS à Lille, s'inquiète pour la succession de Martine Aubry

Martine Aubry n'a toujours pas dit si elle se présenterait pour un quatrième mandat, mais elle a déjà entamé sa campagne, avec une tournée des quartiers pour présenter son bilan à mi-parcours.