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Politique

Le PS veut "tourner la page des vieux congrès", une bonne chose pour son secrétaire fédéral en Haute-Vienne

lundi 28 août 2017 à 10:34 Par Fabienne Joigneault, France Bleu Limousin

Laurent Lafaye, secrétaire du PS en Haute-Vienne, participait ce week-end au séminaire de direction pour réfléchir à la refondation du parti. Invité de France Bleu Limousin ce lundi matin, il souhaite que les socialistes arrêtent de se parler seulement "à eux-mêmes" pour s'adresser aux Français.

Laurent Lafaye était le premier invité de la matinale de France Bleu Limousin cette saison
Laurent Lafaye était le premier invité de la matinale de France Bleu Limousin cette saison © Radio France - Françoise Pain (archives)

Haute-Vienne, France

Le PS veut tourner la page des vieux congrès-conciliabules, où il était plus question d'alliances entre courants que de débats de fonds. C'est ce qui ressort du séminaire de direction de ce week-end, auquel participait Laurent Lafaye, parmi 600 cadres locaux et nationaux du parti socialiste. Le secrétaire fédéral du PS en Haute-Vienne était l'invité de France Bleu Limousin à 8h15, il a répondu aux questions de Françoise Pain.

Faut-il un coup de balai pour refonder le PS ?

Nous avons surtout la volonté de créer autre chose, au-delà du changement de personnes. Et il y aura un vote des militants fin septembre, mais pas seulement. Il y aura aussi jusqu'à fin décembre, des rencontres, avec des sympathisants, tous ceux qui voudront venir échanger avec nous pour analyser ce qui s'est passé et surtout déterminer des pistes pour l'avenir. Parce que nous en avons un, j'en suis persuadé, et c'est ce qui est ressorti de ce week-end. Et je pense que les Français auront besoin de nous.

La page des "vieux congrès", comme dit le parti, est tournée ?

il faut la tourner, c'est le défi que l'on a et j'espère qu'on saura le réussir. Ces congrès où les socialistes finalement ne parlaient souvent qu'à eux-mêmes avec un vocabulaire qui leur est propre (les "motions", etc). Je crois qu'il faut qu'on réussisse à faire quelque chose de beaucoup plus transparent, qui soit un vrai moment de débat, et un moment où on puisse s'adresser aux Français.

Cela veut dire qu'il faut arrêter de se déchirer au sein du PS ? Les hamonistes doivent-ils sortir ?

Se déchirer, je crois qu'on l'a payé, avec ce qui s'est passé durant le quinquennat, notamment les frondeurs, et d'autres qui n'ont pas été en capacité de traiter ces problèmes. Ceux-là, les gens nous l'ont dit : "on n'en voulait plus". Donc soit on réussit (et ça ne veut pas dire mettre le doigt sur la couture du pantalon) à travailler avec sérieux, à être dans l'écoute, à se respecter les uns les autres, soit on n'a rien à faire en politique. Donc il faut qu'on retrouve une forme d'unité, de respect, et surtout une volonté de travailler ensemble.

Aujourd'hui, le président Macron est au plus bas dans les sondages, la rentrée s'annonce agitée avec la loi travail... Est-ce qu'il y a un espace pour le Parti socialiste entre la République en marche et la France insoumise ?

Il y a la réponse dans la question ! Cet espace, il existe bien évidemment. Beaucoup ont voulu faire croire il y a quelques mois que la gauche et la droite, ça n'existait plus, or c'est un clivage qui demeure toujours et c'est important dans une démocratie. Et nous, et c''était l'objet de ce week-end, on va devoir se refonder, mais également s'opposer, mais une opposition de gauche responsable, ce qui va nous différencier de certains...

François Hollande est sorti de son silence, il revient dans le jeu politique. Est-ce qu'il doit jouer un rôle au PS selon vous ?

En tant qu'ancien président de la république, bien sûr qu'il doit jouer un rôle, mais je crois que François Hollande devra participer comme tout le monde à cette analyse lucide et sans concession, de ce qui s'est passé pendant les 5 dernières années.

Le PS fait face à des problèmes financiers, mais aussi à une fuite des adhérents. Est-ce que vous la ressentez aussi en Haute-Vienne ?

On aura des réponses à la fin du mois de septembre, lorsqu'il y aura ce vote des militants. Hémorragie ? Je ne sais pas. Ce qui est certain, c'est qu'on s'est réunis à la fin juin, dans un contexte que vous connaissez, et on a été tous très surpris par le nombre de militants qui avaient envie de se retrouver, de se rencontrer, d'échanger. Et au-delà de l'hémorragie, le véritable défi qu'on va avoir dans les semaines et les mois qui viennent, c'est d'attirer de nouvelles personnes, du sang neuf, pour créer cette formation politique nouvelle.

Et le renouvellement, ce sera aussi à la tête de la fédération ?

Oui, je l'ai toujours dit, depuis mon arrivée, il y a 9 ans. Je ne me représenterai pas, mais je n'ai aucune inquiétude sur la suite. Et là aussi, les choses devront évoluer et il y a un vivier de jeunes responsables, de jeunes élus et des gens qui veulent s'investir en Haute-Vienne.