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Le sénateur de Moselle Jean-Louis Masson compare les musulmanes voilées aux "sorcières d'Halloween"

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Par , France Bleu Lorraine Nord, France Bleu

Les voix s'élèvent, sur les réseaux sociaux, pour réclamer des sanctions envers le sénateur (non inscrit) de Moselle, Jean-Louis Masson. Il est accusé de dérapages lors du débat sur le texte de loi interdisant le port de signes religieux pour les parents accompagnant des sorties scolaires.

Jean-Louis Masson au Sénat, le mardi 29 octobre 2019 (capture d'écran)
Jean-Louis Masson au Sénat, le mardi 29 octobre 2019 (capture d'écran) © Radio France - Julie Seniura

La vidéo a été diffusée par plusieurs comptes Twitter, et a été vue plus de 260.000 fois en moins de douze heures, sur l'un d'eux. Jean-Louis Masson, le sénateur sans étiquette de Moselle, a eu des mots durs, lors du débat sur la proposition de loi visant à interdire le port de signes religieux pour les parents accompagnant des sorties scolaires, ce mardi 29 octobre.

Ce débat fait suite à la polémique lancée début octobre par un élu du Rassemblement national, Julien Odoul, qui avait pris à partie une maman lors d'une visite scolaire au conseil régional de Bourgogne Franche-Comté.

Au Sénat ce mardi, Jean-Louis Masson a fustigé le voile islamique, estimant que les enfants sont "pollués par le prosélytisme de communautarismes". Il compare alors les femmes musulmanes voilées aux "sorcières d'Halloween", qu'on pourrait aussi "sortir lors des voyages scolaires". Avant de conclure : "s'ils ne sont pas contents, qu'ils retournent d'où ils viennent".

Tollé sur les réseaux sociaux

Le premier à critiquer vivement ces propos est un autre parlementaire de Moselle : le député LREM de Metz, Ludovic Mendès, qui a partagé la vidéo de ce discours sur Twitter.

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Un autre compte Twitter très suivi a aussi publié un extrait de cette vidéo, générant des milliers de retweets et de commentaires.

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Demande de sanctions

Plusieurs internautes interpellent sur les réseaux sociaux Gérard Larcher, le président du Sénat, pour que des sanctions soient prises à l'encontre de l'élu mosellan.

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Mais il n'est pas évident que les propos du sénateur mosellan soient sanctionnés. Le président du Sénat a bien un pouvoir de police au sein de l'hémicycle et peut punir un élu dont l'attitude perturbe les débats. Mais pénalement, Jean-Louis Masson bénéficie de l'immunité parlementaire, et jouit de sa liberté d'expression au sein de l'hémicycle, comme l'explique cet article de Public Sénat.

Ce n'est pas la première fois que Jean-Louis Masson se fait remarquer pour ses propos dans l'hémicycle. Certains internautes se souviennent par exemple de son discours prononcé en octobre 2015, où il faisait l'amalgame entre immigration et terrorisme.

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Après cette nouvelle polémique, le Sénat a adopté ce mardi le texte interdisant le port de signes religieux pour les parents accompagnant des sorties scolaires :  163 voix pour, 114 contre et 40 abstentions. Mais on devrait en rester là : le texte a peu de probabilité d'être adopté définitivement par l'Assemblée nationale, qui est à majorité En Marche.

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