Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
L'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing est mort à l'âge de 94 ans "des suites du Covid"

Le sénateur isérois Guillaume Gontard est pour le report des élections, réservé sur le vote par correspondance

-
Par , France Bleu Isère

Guillaume Gontard, sénateur isérois et président du groupe écologiste au Sénat est l'invité de France Bleu Isère ce lundi. Il prône l'unité nationale pendant la crise sanitaire, mais souhaite aussi que les élus locaux soient davantage associés aux décisions prises pour lutter contre le coronavirus.

Le sénateur écologiste de l'Isère Guillaume Gontard répond aux questions de Nicolas Crozel dans les studios de France Bleu Isère ce lundi 16 novembre.

Olivier Véran dit aujourd'hui dans la presse régionale que nous sommes en train de reprendre le contrôle de épidémie. Faites-vous partie de ceux qui critiquent la gestion de la crise ou ceux qui prône l'unité nationale ? 

Evidemment l'unité nationale. C'est plutôt une bonne nouvelle qu'on commence à voir le bout de cette crise. En tout cas j'espère ! Alors c'est vrai qu'il y a des critiques sur la gestion de cette crise. On en a déjà faites. Mais le temps est clairement à l'unité nationale. Et il faut associer tout le monde, nous c'est ce qu'on demande. Que le gouvernement, qu'Olivier Véran associent les élus locaux et aussi le parlement à ses choix. . 

Et ce n'est pas fait suffisamment, selon ?

Non, on l'a déjà bien vu les différents épisodes sur cette crise. On aurait aimé avoir les différentes stratégies à moyen et à long terme. Avoir les différents scénarios pour pouvoir en discuter, nous parlementaires. Que ça soit aussi en lien avec les acteurs locaux. Et ça ne s'est pas fait. On a des décisions qui arrivent d'en haut, et ensuite aux élus locaux à les mettre en place souvent, dans des temps très courts, avec très peu de visibilité sur le long terme. Mais encore une fois, on est dans une situation complexe, et  on a besoin de cette unité nationale, de se serrer les coudes, et de faire en sorte qu'on sorte le plus rapidement possible de cette situation sanitaire compliquée. 

Il y a un point sur lequel vous avez été consulté par Jean-Louis Debré, sur le report des élections régionales et départementale. Il a rendu son rapport vendredi et préconise des élections décalées au mois de juin. Vous avez été consulté en tant que président du groupe écologiste au Sénat, c'est une bonne idée ce report ? Vous l'appelez de vos vœux aussi ? 

Oui, c'est une décision très sage. J'ai pu m'entretenir avec Jean-Louis Debré à propos du report de ces élections départementales et régionales. C'est vrai qu'il me semblait nécessaire, vu la situation, qu'on puisse les décaler au mois de juin, et que la décision soit prise très rapidement. J'espère que le gouvernement va valider très rapidement cette décision et que ce soit très clair. Le risque est qu'on est des clauses de revoyure qui soient très rapprochées et qu'on n'ait peu de visibilité. Je pense qu'il faut acter le mois juin. Et que ces élections puissent se tenir en juin, sauf cas extraordinaires et qu'on ne puisse pas le faire, mais qu'on ait cette visibilité et qu'on ne tombe pas  dans le scénario des municipales. 

L'autre piste,  c'est le vote par correspondance, il fait beaucoup causer aux États-Unis avec Donald Trump qui trouve que c'est un objet de fraude. Vous n'êtes pas chaud ? 

C'est vrai que je suis plutôt réservé. On peut se dire sur le papier que c'est une bonne solution avec la crise sanitaire actuelle. Mais moi j'ai plusieurs réserves. Vous parliez des Etats-Unis, on sait que toutes les tentatives, tous les exemples qu'on a sur le vote par correspondance sont pour des votes à un tour. Nous, on est sur des votes à deux tours et donc, c'est très compliqué à mettre en place sur une semaine entre deux tours.  Et puis il y a toujours la symbolique d'aller dans un bureau de vote , aller dans un isoloir, de prendre ce temps-là pour faire son acte citoyen. Moi, c'est quelque chose qui me paraît essentiel. Et avec le vote par correspondance, il y a aussi le risque d'avoir un vote communautaire, avoir quelques pressions à l'intérieur d'une famille. Il faut avoir ça en tête. Donc je suis plutôt réservé. 

Et puis aussi sur le fait qu'on puisse dire : voilà, on a un problème démocratique, on a de moins en moins de citoyens qui ont l'intention de voter. Je pense que c'est pas forcément en changeant les moyens, et que ce n'est pas seulement une problématique technique, il faut plutôt se poser la question du pourquoi les citoyens et citoyennes boudent les urnes. Il ne faudrait pas faire croire qu'en changeant la méthode, on va régler cette problématique. Donc en effet moi, je suis plutôt réservé. Mais on sait que le débat est ouvert. Il va y avoir des discussions. Il va y avoir des propositions de loi qui vont arriver très prochainement. Ce sera l'occasion d'en débattre. 

Pour la présidentielle 2022, Jean-Luc Mélenchon est déjà parti en campagne sans attendre une candidature unique de la gauche, d'union. La machine à perdre est  lancée ? 

Non, c'est légitime qu'une organisation politique présente son candidat. Je pense que le temps aujourd'hui, il est à ce rassemblement, à créér les conditions d'un vrai programme large écologique et social. Après, il y aura le temps de choix du candidat. Je prends acte que Jean-Luc Mélenchon fait partie de ces différents candidats et candidates. Mais le temps,  il est à partager chacun nos orientations. 

Vous pourriez soutenir Éric Piolle,  puisqu'on parle de lui pour ces présidentielles ?

Je ne vais pas dire que je ne suis pas proche d'Eric Piolle, puisque c'est le cas. Mais je dirais que la question elle est de travailler sur le programme. Voyons ce qui fait sens en commun. Et ensuite la candidate ou le candidat arrivera naturellement.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess