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Corse : "Le temps des colonies c'est fini ! "

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Par , , France Bleu RCFM

Gilles Simeoni porte une charge violente à l'encontre du Préfet de Région après une visite en Haute-Corse et une invitation de dernière minute. "Un mépris pour les institutions" selon lui. Il demande à l’État de prendre position.

Gilles Siméoni demande à l'Etat de se positionner sur l'attitude du Préfet de Région
Gilles Siméoni demande à l'Etat de se positionner sur l'attitude du Préfet de Région © Maxppp - Ian Langsdon

Les termes choisis par Gilles Simeoni pour qualifier ses relations avec le représentant de l'Etat en Corse sont cassants. Il faut dire que depuis plusieurs semaines les passes d'armes se sont multipliées entre les 2 hommes sur de nombreux sujets. Le préfet de Corse avait par exemple demandé à Gilles Simeoni de retirer la motion de soutien à l'Arménie votée par l'Assemblée de Corse. Autre point de crispation entre les 2 hommes, la volonté affichée par Pascal Lelarge de ne pas mettre en place une compensation pour le prix du gaz. « C’était pourtant une promesse de l'ancien ministre de l'écologie François De Rugy » rappelle Gilles Simeoni qui souligne que cette décision aura comme conséquence « une augmentation de la facture du contribuable ». Hier s’est donc ajouté ce nouveau chapitre, une visite du préfet Pascal Lelarge en Haute-Corse hier pour parler de projets financés en partie par l'Etat à travers le PEI (Programme Exceptionnel d’Investissement) qui a visité les installations portuaires et aéroportuaires et le projet la réhabilitation de l'immeuble « Cézanne » à Bastia pour y faire des logements sociaux. Gilles Simeoni parle d'une "invitation alibi de dernière minute" alors que la Collectivité de Corse est concernée au premier chef, dit-il, par ces dispositifs. Le Président du Conseil Exécutif parle du choix « délibéré » du préfet de ne pas l'associer aux réunions prévues : « un choix qui manifeste publiquement le mépris porté à l'institution ».

Le Préfet de Région, Pascal Lelarge
Le Préfet de Région, Pascal Lelarge © Maxppp - Emilie Raguz

Il demande en conséquence à Paris de clarifier la situation sur l’attitude du Préfet : « si son comportement est soutenu par le gouvernement et l’Etat, alors nous tirerons les conclusions qui s’imposent, ou alors il agit, il le remet au pas ou il l’enlève (…) ce qui est sûr c’est que Paris doit comprendre que le temps des colonies est terminé partout dans le monde et qu’il est fini en Corse de manière définitive depuis août 1975 et l’affaire d’Aléria"

Ecoutez la colère du président de l'exécutif

"Ou l'Etat réagit ou nous en tirerons les conséquences" /  Gilles Siméoni
"Ou l'Etat réagit ou nous en tirerons les conséquences" / Gilles Siméoni © Maxppp - Valérie Vrel

Une affaire qui a pris de l'ampleur sur les réseaux sociaux avec les réactions des deux députés nationalistes de Haute-Corse. Jean-Félix Acquaviva, député de Corté-Balagne, se demande «  à quoi joue le Préfet en Corse qui bafoue la démocratie en balayant le dialogue et marche désormais sur les compétences de la CDC », alors que Michel Castellani, député de la 1ère circonscription, s'étonne d'apprendre par les réseaux sociaux la venue du préfet Lelarge à Bastia, rappelant qu'il aurait été bienvenu d'appliquer « le protocole républicain» en invitant le député de la circonscription.

A ces attaques, le préfet de Corse a brièvement réagi dès son retour au Palais Lantivy à Ajaccio, mardi soir. Pascal Lelarge évoque « un quiproquo » sur la visite bastiaise et précise que Gilles Simeoni en était informé. Des dissensions sur le PEI sont également évoquées par le Préfet. « Il faut travailler à les résoudre » indiquent les services préfectoraux.

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