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Politique

Législatives : Charles-Eric Lemaignen candidat sur la 1ère circonscription du Loiret, mais pas tout seul

vendredi 17 février 2017 à 18:43 Par Anne Oger, France Bleu Orléans

Cette fois encore le président d'Orléans Métropole n'aura pas droit à une campagne facile aux élections législatives de juin prochain. Officiellement investi par son parti, LR, sur la 1ère circonscription, Charles-Eric Lemaignen doit faire face à droite à Thierry Cousin, qui n'entend pas renoncer

Charles-Eric Lemaignen candidat investi par LR sur la 1ère circonscription du Loiret
Charles-Eric Lemaignen candidat investi par LR sur la 1ère circonscription du Loiret © Maxppp - Thomas Padilla

Orléans, France

C'est aux côtés d'Olivier Carré, le député sortant sur cette 1ère circonscription que Charles-Eric Lemaignen lance officiellement sa candidature. Olivier Carré qui préside, d'ailleurs son comité de soutien, et du soutien il en a besoin, le candidat Lemaignen. Car sa campagne pour les législatives de juin prochain ne sera pas un long fleuve tranquille, pas plus que celle qu'il avait menée en 2012, dans la circonscription d'à-côté. Candidat officiel aussi, à l'époque, il avait pourtant dû affronter la candidature de son collègue du conseil municipal d'Orléans, Florent Montillot. Cette fois le scenario se répète, même si l'adversaire a changé : c'est Thierry Cousin, son vice-président à Orléans-Métropole, et maire de Saint Pryvé Saint Mesmin.

On n'a jamais vu un candidat battu sur une circonscription venir se présenter sur une autre, les gens en ont marre de ça

"Moi ça fait un an que j'ai dit que je serai candidat sur cette 1ère circonscription, je ne vois pas pourquoi je renoncerai" explique Thierry Cousin. "Et même si je n'ai pas été choisi par LR et pas investi, j'irai quand même, en tant que divers-droite. Ca ne me pose aucun problème, de toute façon j'ai rendu ma carte il y a trois semaines". Thierry Cousin qui ne mâche pas ses mots contre son président : "les gens ne veulent plus de gens comme lui, des technocrates, ils veulent des gens de terrain. Et puis ils ne veulent plus, surtout, des gens qui ont déjà perdu des élections, il en a perdu deux, les régionales et les législatives. En plus, il a été battu dans une circonscription, il vient se présenter dans une autre, mois franchement ça ne me serait pas venu à l'idée".

La 6ème circonscription était réservée à l'UDI

Ce changement de circonscription, Charles-Eric Lemaignen l'assume et l'explique. "Moi j'ai accepté que la 6ème circonscription soit celle des négociations avec l'UDI (NB : c'est la centriste Alexandrine Leclerc qui est pressenti dans un accord national, mais sa candidature est contestée par le candidat LR Stéphane Fautrat) et très franchement je n'avais pas envie de revivre ce qui s'est passé en 2012. Donc j'ai choisi la 1ère, où Olivier Carré ne se représentait pas. Et je suis le candidat officiel de mon parti, ma candidature a été confirmée deux fois. Dans le contexte d'aujourd'hui, avec une campagne qui s'annonce très difficile, toute dissidence pourrait être dramatique".

Olivier Carré président du comité de soutien de Charles-Eric Lemaignen

Quant aux accusations de "petits arrangements entre amis" qui motivent notamment Thierry Cousin à maintenir sa candidature, cet échange de bons procédés, entre Olivier Carré qui prendra la présidence de la Métropole l'été prochain, et Charles-Eric Lemaignen qui lui laissera le poste en prenant son mandat, les deux hommes répondent : "moi j'ai dit il y a un moment déjà que je ne souhaitais pas me représenter sur cette circonscription, Charles-Eric a choisi d'être candidat à ma place, moi ça ne me pose pas de problèmes. Et puis au final, ce sont les électeurs qui décident d'adhérer ou pas à ce que vous appelez des arrangements" dit Olivier Carré.