Politique

Législatives dans la Loire : quels candidat(e)s potentiel(le)s pour En Marche! ?

Par Romain Dézèque, France Bleu Saint-Étienne Loire mardi 25 avril 2017 à 20:20

Des tracts du candidat d'En Marche! (photo d'illustration)
Des tracts du candidat d'En Marche! (photo d'illustration) © Maxppp - Maxppp

Le temps presse pour le mouvement En Marche! Alors que les législatives approchent, seuls 14 candidats et candidates ont été publiquement investis. Cela devrait se décanter avant le second tour. Voici quelques pistes pour le département de la Loire.

Les législatives approchent à grand pas (11 et 18 juin) et le temps presse pour les futurs candidats d'En Marche! On ne connaît officiellement que 14 investitures en France... sur 577 ! Autant dire pas grand-chose. Alors que certains partis comme le FN et Les Républicains battent déjà la campagne. Mais ce chiffre pourrait évoluer puisque le mouvement devrait publier une première liste de candidat(e)s investi(e)s dans les prochaines jours. On ne connaît ni le nombre, ni les circonscriptions...mais quelques candidatures se dessinent dans la Loire.

Tout d'abord celle d'Eric Berlivet dans la 1ère circonscription. Le maire UDI de Roche-La-Molière affirme avoir été contacté par En Marche! pour l'investiture, mais n'a pas encore donné sa réponse. L'élu met en balance la confiance que lui ont accordée ses administrés jusqu'en 2020. Sa réponse, il la donnera d'ici le début de la semaine prochaine. Autre candidature plausible dans la Loire, celle de Samy Kéfi-Jérôme, adjoint au maire de St-Étienne, conseiller régional et surtout président départemental du Modem. On peut penser que le ralliement de François Bayrou à Emmanuel Macron n'était pas dénué de toute stratégie politique... De plus, En Marche! s'impose d'avoir des sensibilités différentes parmi ses candidats et outre ceux du PS, assez nombreux, il faut trouver des centristes. Enfin dernière piste, la plus envisageable, celle de Jean-Michel Mis. En marche depuis un certain temps, l'attaché parlementaire de Jean-Louis Gagnaire ne cache plus l'ambition de succéder à son patron.

Pourquoi une telle attente pour les investitures ?

Les membres d'En Marche! attendaient déjà de connaître le score de leur leader au premier tour, ensuite il faut faire le tri parmi les centaines de candidats volontaires. En Marche! s'est imposé des conditions très contraignantes : la parité, la volonté d'élargir au maximum les sensibilités politique et surtout le désir d'avoir à la fois des élus de terrain mais aussi des nouvelles têtes issues de la société civile. Pour cette dernière catégorie il y a tout un travail de formation, on se s'improvise pas candidat du jour au lendemain. Et il faut également examiner le CV pour ne pas créer de polémique dans telle ou telle circonscription. Tout cela explique en partie le retard pris dans les investitures, c'est une "petite faiblesse" confirme un représentant ligérien et c'est pour cette raison que nombre de candidats devraient être présentés régulièrement d'ici le 7 mai.