Politique

Législatives 2017 en Meurthe-et-Moselle : l'UDI met la pression sur Les Républicains

Par Mathieu Barbier, France Bleu Sud Lorraine lundi 5 septembre 2016 à 18:08

Le maire de Nancy, Laurent Hénart, est aussi le président du Parti radical.
Le maire de Nancy, Laurent Hénart, est aussi le président du Parti radical. © Maxppp - Alexandre MARCHI

L'UDI n'entend pas se laisse marcher dessus dans la perspective des législatives 2017. Le parti centriste veut négocier les yeux dans les yeux avec son allié Les Républicains. Pour mettre la pression, il investit des candidats dans cinq des six circonscriptions. Guerre des nerfs en coulisses.

Même si le candidat qui sortira vainqueur de la primaire à droite pourra tout remettre tout à plat, c'est en cet fin d'été que se jouent les investitures à droite pour les prochaines législatives, en 2017. Et on ne peut pas dire que ce soit l'entente parfaite entre les deux alliés que sont les Républicains et l'UDI.

Le parti centriste ne veut pas être le dindon de la farce, surtout en cas d'élection de Nicolas Sarkozy, plutôt réticent, c'est un euphémisme, à signer un accord. Pour se couvrir et montrer qu'il ne bluffe pas, le parti centriste a sorti l'artillerie lourde ce weekend.

Les centristes posent leurs pions pour ne pas se faire déborder par Les Républicains

Au conseil départemental de rentrée, à Villers-les-Nancy, cinq candidats ont été investis par l'UDI dans les cinq circonscriptions de Meurthe-et-Moselle à reconquérir, car détenues par la gauche. Mais attention, il n'est pas question pour l'UDI de revendiquer tous les sièges.

Selon nos informations, l'UDI revendique deux circonscriptions sur les cinq : la première, celle de Nancy, et la troisième, celle du Pays-Haut. Dans la première, c'est Mostafa Forar qui a été investi. Aura-t-il face à lui un candidat Les Républicains ? Le maire de Saint-Max, Eric Pensalfini, a reçu une lettre indiquant qu'il était l'heureux élu. Mais on risque de lui demander de ne pas se présenter pour laisser sa collègue Valérie Debord tranquille sur la deuxième circonscription. C'est du donnant donnant. L'élu nancéien se prononcera d'ici la fin du mois mais il n'a pas envie de passer son tour. "Le seul projet de Mostafa Forar c'est d'être une nouvelle tête. Moi j'ai l'expérience de la gestion d'une ville" , déclare Eric Pensalfini.

En tout cas, le maire de Nancy et président du Parti Radical ne lâchera pas. Laurent Hénart ne peut pas sur les deux circonscriptions nancéiennes avoir deux candidats Les Républicains. L'automne s'annonce très chaud surtout, vous l'avez compris, si Nicolas Sarkosy gagne la primaire. L'ancien président n'est pas partisan d'un accord avec les centristes. Une position qui pourrait amener un certain François Bayrou à se présenter à la présidentielle. Le feuilleton UDI-Les Républicains ne fait que commencer.