Politique

Législatives : l'UDI de la Loire rappelle les règles du jeu aux Républicains

Par David Valverde, France Bleu Saint-Étienne Loire samedi 21 janvier 2017 à 17:30

Gilles Artigues micro en main entouré de Jean-Christophe Lagarde (1er à g.), Lionel Boucher (1er à d.) et François Rochebloine (3e à d.) en octobre 2016
Gilles Artigues micro en main entouré de Jean-Christophe Lagarde (1er à g.), Lionel Boucher (1er à d.) et François Rochebloine (3e à d.) en octobre 2016 © Maxppp - Maxppp

Réunion, si ce n'est "de crise" au moins "d'urgence" ce samedi matin à l'UDI de la Loire. Les centristes réagissent à la répartition des candidatures pour les législatives de juin effectuée par la droite. Ils demandent du respect.

Le parti de François Fillon a décidé de ne réserver qu'une seule circonscription à l'UDI sur les six en jeu dans la Loire (pour le sortant François Rochebloine) alors que les centristes en réclamaient une deuxième pour le président du parti Gilles Artigues, finalement allouée à Robert Karulak des Républicains. Une sous-représentation pas du goût des instances nationales et qui se vérifie aussi dans le Rhône où l'UDI ne pourra concourir que dans une circonscription sur 14.

Joint par France Bleu, Lionel Boucher appelle a plus de respect de la part des Républicains au moment de construire une majorité en vue de la présidentielle et des législatives. "Soit on veut gagner, soit on veut perdre" analyse le vice-président de l'UDI dans la Loire. "Quand on veut gagner, il faut les bons candidats aux bons endroits. Il n'est pas question de rentrer dans une guerre fratricide mais si nous ne devions pas être respectés dans nos accords, il est évident que nous reverrions nos positions face aux sortants Républicains. Il ne peut y avoir d'impérialisme dans une décision. Il faut que celle-ci soit partagée et qu'on travaille en bonne intelligence comme on le fait lors des échéances locales.

La réponse est envisagée à mot couvert : briser le pacte qui unit les deux partis et rendre leur liberté à ceux qui n'ont pas obtenu le ticket de candidature souhaité. "Quand vous ne respectez pas les gens, vous ne pouvez pas attendre qu'ils vous servent" estime Lionel Boucher. "On n'est pas dans une relation d'un enfant sur le banc de l'école et de son professeur. Il y a une volonté de préparer l'alternance. Cette volonté doit être partagée, comme les responsabilités. Si ce n'était pas le cas, l'UDI prendrait ses responsabilités et notre président national Jean-Christophe Lagarde nous appellerait à le faire." Il s'agit bien entendu de l'ultime recours. L'UDI n'en n'est pas là et continue de prêcher pour sa paroisse dans le cadre de discussions. Un échange a d'ailleurs eu lieu entre François Fillon et Jean-Christophe Lagarde au sujet de la 1ère circonscription voulue par Gilles Artigues.