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Politique

Législative partielle en Haute-Garonne : les ténors nationaux au pied des Pyrénées

lundi 5 mars 2018 à 20:55 Par Olivier Lebrun, France Bleu Occitanie

Dans la 8e circonscription de Haute-Garonne, 12 candidats se disputent le siège du dernier socialiste du département. Dans cette région rurale, le scrutin apparaît comme un test de la politique d’Emmanuel Macron.

12 candidats pour 120 000 habitants dans la 8eme circonscription de Haute-Garonne
12 candidats pour 120 000 habitants dans la 8eme circonscription de Haute-Garonne © Radio France - Bénédicte Dupont

Toulouse, France

C'est un test électoral pour Emmanuel Macron, 10 mois après son élection. Après deux défaites au début de l'année, La République en marche espère inverser la tendance aux législatives partielles de ce mois de mars, et notamment ce dimanche 11 mars et dimanche 18 mars 2018, dans la 8e circonscription de Haute-Garonne, dans le Comminges. 

Douze candidats vont se disputer le siège du seul rescapé socialiste du département. Joël Aviragnet avait été élu le 21 juin dernier avec 91 voix d'écart sur le candidat de la République en Marche Michel Montsarrat, mais son élection avait été invalidée en raison de plusieurs irrégularités, notamment parce qu'une commune n'avait pas transmis la liste d'émargement à la préfecture.

Les stars nationales sont toutes là

Jean-Luc Mélenchon, Nicolas Dupont-Aignan, Louis Aliot, Christophe Castaner : les ténors politiques s'invitent dans cette campagne, où les enjeux nationaux croisent les préoccupations de cette circonscription rurale.

Tous ont fait le déplacement, tant cette circonscription au pied des Pyrénées symbolise cette France rurale qui se sent éloignée de tout, des services publics, des commerces qui ferment dans les villages. 

Jean Luc Mélenchon ne s'y est pas trompé : il a mobilisé ses troupes, François Ruffin, Alexis Corbière, et lui-même pour aller soutenir son candidat Philippe Gimenez. Il avait remporté 14% des voix en juin dernier, et il est persuadé qu'il va capitaliser comme opposant n°1 à la politique d'Emmanuel Macron, et faire de ce fief socialiste de toujours un symbole de la France d'en bas qui n'en peut plus des mesures Macron, la CSG sur les retraites, les services publics attaqués. 

"Le vieux PS est mort", la France insoumise serait la seule force d'opposition selon Jean Luc Mélenchon. "Il faut une victoire claire et nette de l’opposition populaire", a-t-il martelé en meeting à Saint Gaudens.

Dernier rescapé de la vague Macron en Haute-Garonne, où 9 circonscriptions sur 10 étaient passées sous la bannière de la République en Marche, le socialiste Joël  Aviragnet compte sur son implantation d'élu de terrain pour conserver son poste de député. C’est la circonscription de Carole Delga, aujourd’hui présidente de la région Occitanie, qui soutient son dernier élu, avec le président du Conseil départemental Georges Méric. 

Christophe Castaner, le patron de la République en marche, a lui aussi fait le déplacement pour soutenir son candidat, Michel Montsarrat. En meeting, il a évoqué cette carte des zones défavorisées qui bénéficiera aux agriculteurs de la région. Il faut absolument enrayer une dynamique négative pour les prochaines élections européennes et municipales. Michel Montsarrat, restaurateur et ancien rugbyman, était arrivé largement en tête au 1er tour en juin dernier avec 33,4% des suffrages contre 17,7% à son adversaire socialiste qui l’avait devancé de 91 voix au 2e tour. Le candidat LREM, qui a vu son recours en invalidation aboutir, compte sur la dynamique Macron pour "sortir de l'immobilisme". Il est soutenu par l'UDI et par les neuf députés de la République en marche élus en Haute-Garonne en juin dernier.

Au Front national, Louis Aliot est venu soutenir sa candidate Marie-Christine Parolin, conseillère régionale. Sur ces terres de gauche, populaires et rurales, le Front national fait de bons scores. En juin dernier, la candidate frontiste était arrivée en 3e position devant la France Insoumise. Elle espère cette fois se qualifier pour le second tour.

Douze candidats au total

A droite, Philippe Maurin, ancien adjoint à la culture de Brigitte Barèges à la mairie de Montauban, est le candidat Les Républicains.

Sébastien Broucke, ex adhérent LR de 49 ans, se présente sous la bannière de Debout la France soutenu par Nicolas Dupont-Aignan.

A gauche, sont également candidats Marie-Cécile Seigne-Vatte pour Europe Ecologie Les Verts, la communiste Corinne Marquerie et Martine Guiraud pour Lutte Ouvrière.

Les autres candidats : Guy Jovelin du Parti de la France de Carl Lang, Hervé Minec pour l’UPR de François Asselineau, Francis Meynier pour l’A3P, l’Alliance européenne pour la paix, la prospérité et le partage.

N’oublions pas que pour ces élections législatives partielles, on estime que 70 à 80% des électeurs resteront chez eux. C’est dire l’incertitude du résultat.