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Législatives : quel avenir pour les députés battus ?

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Par , France Bleu Nord
Phalempin, France

Ils ont mené la bataille des législatives et n'ont pas retrouvé leur siège à l'Assemblée nationale, battus au premier ou au second tour : 10 députés sortants du Nord Pas de Calais ont été sortis. Comment digère-t-on la défaite, et comment vit-on l'après ? Nous avons rencontré Thierry Lazaro.

Thierry Lazaro et l'une de ses collaboratrices parlementaires, Marie Cieters
Thierry Lazaro et l'une de ses collaboratrices parlementaires, Marie Cieters © Radio France - César Lefebvre

La bataille des législatives laisse une dizaine de députés sortants sur le carreau, dans notre région. Ils sont 6 dans le Nord, 4 dans le Pas de Calais, à avoir perdu la bataille. Ils ne retrouveront donc pas leur siège à l'Assemblée Nationale après y avoir passé des années, voire des dizaines d'années.

Rencontre avec Thierry Lazaro, à la veille de la fermeture de sa permanence

Thierry Lazaro, désormais ex-député de la 6e circonscription du Nord, siégeait à l'Assemblée Nationale depuis un quart de siècle, il a été battu au second tour par la candidate de la République en marche, Charlotte Lecocq. Le jour où nous le rencontrons, il termine ses cartons, il est sur le point de fermer sa permanence parlementaire. Les archives vont à la poubelle car, dit-il, la nouvelle députée ne les a pas réclamées.

Un homme heureux

"Je n'ai aucun regret. Je suis un homme heureux", lance-t-il. "J'étais heureux avant d'être élu député, j'ai passé 25 ans extraordinaires, j'ai servi avec passion et intégrité, et maintenant j'ai l'intention de passer 25 ou 30 ans extraordinaires !" Politiquement, Thierry Lazaro reste maire de Phalempin, et se dit prêt à aider Xavier Bertrand dans la reconstruction de son parti les Républicains.

Thierry Lazaro dans sa permanence à Phalempin
Thierry Lazaro dans sa permanence à Phalempin © Radio France - César Lefebvre

Avec 90 kilos, on ne peut que rebondir !

Même si, entre les deux tours des législatives, Thierry Lazaro a effectué une belle remontée, cela n'a pas suffi. "Il faut s'y préparer", analyse-t-il, "à chaque élection je me suis dit, ça peut le faire comme ça peut pas le faire. Il faut une forme de philosophie". Agé de 56 ans, il n'a pas encore de projet précis pour l'avenir : peut-être retrouvera-t-il son poste aux impôts, comme le veut la loi pour les anciens fonctionnaires. Mais il ne veut pas y réfléchir maintenant. D'abord se mettre au vert. S'occuper de sa santé. "De toute façon, avec 90 kilos, on ne peut que rebondir !"

Thierry Lazaro : "la vie est trop courte pour rester fâché avec les gens"

Collaborateurs parlementaires licenciés

Thierry Lazaro se retrouve à devoir licencier ses collaborateurs parlementaires. Il remet sa lettre de convocation à un entretien préalable à un licenciement à Marie Cieters, qui travaille à ses côtés depuis sa première campagne législative, en 1993. "Ca fait mal au bide", regrette-t-elle, "pas une seconde j'aurais pu imaginer que Thierry ne soit plus élu, et nous soyons au chômage. L'équipe, c'est une petite famille, on ne s'est jamais posé la question".

Rencontre avec Thierry Lazaro et l'une de ses collaboratrices

Quels sont les droits des députés qui quittent l'Assemblée ?

Les députés de plus de 60 ans : s'ils ont au moins 31 années de cotisation, ils peuvent faire valoir leurs droits à la retraite. Plus ils ont effectué de mandats, plus le montant est important. Actuellement, en moyenne, les parlementaires retraités perçoivent 2600 euros nets par mois.

S'ils sont toujours en âge de travailler : il y a plusieurs cas de figure. S'ils sont fonctionnaires, ils étaient simplement en détachement durant leur mandat, et ils retrouvent leur poste. S'ils étaient salariés du privé, il existe une garantie de réintégration professionnelle, ce qui leur permet de retrouver un emploi similaire. Ou alors ils bénéficient d'une priorité à l'embauche.

Si le retour au travail se fait attendre : il existe des indemnités chômage, en fait un fonds d'assurance financé par les cotisations des députés. Pendant 6 mois, c'est 100% de ce qu'ils touchaient pendant le mandat, environ 5600 euros par mois, dégressif pendant trois ans

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