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Les 22.000 articles de la réforme des retraites examinés en commission à partir de ce lundi 3 février

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Par , France Bleu

Le match des retraites est lancé à l'Assemblée nationale : l'examen de la vaste réforme, article par article, a démarré ce lundi 3 février 2020 en commission, sous une avalanche d'amendements de La France Insoumise, qui "assume l'obstruction".

Examen en commission spéciale de l'instauration du système universel de retraite.
Examen en commission spéciale de l'instauration du système universel de retraite. © Maxppp - Christophe Morin

Les députés ont entamé un travail titanesque ce lundi 3 février 2020 : l'examen des 22.000 articles de la réforme des retraites, un à un. Pour débattre, la présidente de la commission Brigitte Bourguignon (LREM) a réclamé en préambule "écoute mutuelle", "calme", et "esprit républicain", même si les échanges "pourront parfois être vifs" et les "désaccords profonds".

19.000 amendements venant de La France Insoumise

Le patron des Insoumis Jean-Luc Mélenchon était présent en ouverture des débats, aux côtés des deux LFI membres de la commission Clémentine Autain et Adrien Quatennens. "On a des argumentaires, on a de quoi faire", a glissé Adrien Quatennens, alors que son groupe a déposé à lui seul environ 19.000 amendements. On veut utiliser "toutes les armes possibles pour retarder la décision finale", a ajouté Jean-Luc Mélenchon. 

De quoi gripper les travaux de la commission spéciale de 71 députés, qui risque de ne pas parvenir à achever l'examen des 65 articles du projet de loi ordinaire et les cinq du projet de loi organique, avant leur arrivée dans l'hémicycle le 17 février. 

"L'obstruction n'apporte rien, au contraire" - Richard Ferrand, président de l'Assemblée nationale

"C'est du ZADisme législatif", tance le corapporteur Olivier Véran. Cela vire à "l'absurdité", selon le ministre des Relations avec le Parlement Marc Fesneau, qui pointe des amendements LFI supprimant chaque alinéa, y compris sur minimas de pension ou pénibilité. "L'obstruction n'apporte rien, au contraire", souligne Richard Ferrand, le président de l'Assemblée nationale, dans un entretien au Parisien. 

Alors que les opposants à la réforme battent le pavé depuis le 5 décembre, la majorité est bien consciente que les oppositions ne lui feront "aucun cadeau", comme le Premier ministre Édouard Philippe qui n'a "pas peur" du "champ de braises" promis. Bien que nombre de leurs permanences aient été prises pour cible, les "marcheurs" se disent "fiers" de porter cette réforme, engagement de campagne d'Emmanuel Macron. Selon Richard Ferrand (LREM, ex-PS), c'est "la réforme la plus à gauche du quinquennat".

On sera évalués à notre capacité à garder nos nerfs - Une "marcheuse"

Une "marcheuse" le reconnaît: "on sera également évalués à notre capacité à garder nos nerfs" et "il va falloir gérer la fatigue". Car il y a d'abord la commission spéciale, viendra ensuite l'examen en séance mi-février, où la crispation risque d'atteindre son paroxysme. L'adoption définitive de la réforme est programmée avant l'été.

Les partenaires sociaux vont poursuivre jusqu'en avril les travaux de la conférence chargée de ramener le système de retraite à l'équilibre financier d'ici à 2027. Entre-temps, la bataille de la rue va se poursuivre : jeudi 6 février sont annoncées de nouvelles manifestations interprofessionnelles pour réclamer le retrait du projet

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