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Les appels à manifester pour la défense de la langue bretonne à Guingamp se multiplient

Les défenseurs de la langue bretonne se mobilisent. Les appels à manifester samedi 29 mai à Guingamp, dans les Côtes-d'Armor, se multiplient. Le rendez-vous est prévu à 13h30 devant la gare. D'autres rassemblements sont prévus ailleurs en France au même moment.

A Quimper, 5000 personnes s'étaient mobilisées le 13 mars 2021.
A Quimper, 5000 personnes s'étaient mobilisées le 13 mars 2021. © Radio France - Valérie Le Nigen

Une manifestation d'ampleur est annoncée ce samedi 29 mai, en début d'après-midi à Guingamp, dans les Côtes-d'Armor, pour la défense de la langue bretonne et du gallo, suite à la censure partielle de la loi Molac par le Conseil constitutionnel. Le rendez-vous est prévu à 13h30 devant la gare. Une trentaine d'associations, de syndicats et de partis politiques appellent à la mobilisation. En première ligne, le collectif "Unie.e.s pour la langue bretonne", (Strollad "Unanet evit ar brezhoneg") qui comprend Diwan, ,Div Yezh Breizh, Kelennomp !, Divaskell, Kevre Breizh. Un bus est d'ores et déjà affrété depuis Lesneven (29) et un train est prévu depuis Carhaix. 

Des rassemblements similaires auront lieu dans plusieurs villes de France au même moment, comme à Bayonne ou Perpignan. Les manifestants vont protester contre la censure de l'enseignement immersif, qui met selon eux en danger les écoles Diwan notamment.

Un vide juridique pour Diwan

Malgré les interventions rassurantes d'Emmanuel Macron et de Jean Castex, le réseau Diwan est inquiet, en raison du vide juridique ouvert par les décisions du conseil constitutionnel. 

Des personnalités politiques à la manif

Plusieurs candidats aux élections régionales et personnalités politiques ont annoncé leur présence à cette manifestation qui marquera aussi l'arrivée de la Redadeg, la course en relais pour la langue bretonne. Parmi elles, le député du Morbihan à l'origine de la loi Paul Molac, ou le député LREM des Côtes d'Armor Yannick Kerlogot.

Réactions jusqu'au sommet de l'Etat

La censure de l'immersion par le Conseil constitutionnel fait réagir jusqu'au sommet de l'Etat. Mercredi 26 mai, Emmanuel Macron a affirmé son soutien aux écoles la pratiquant, comme Diwan en Bretagne. "Depuis des décennies, un mouvement majeur de transmission par l’école immersive, au travers d’associations comme Diwan, Seaska, les Calendretas, Bressola, ABCM et d’autres, a fait vivre ces langues et a garanti leur avenir", a déclaré le chef de l'Etat. "Rien ne saurait entraver cette action décisive portée par nombre d’engagés, souvent bénévoles, qui ont tout à la fois l’amour de leur région, la passion de la France et le goût de l’universel". 

Un soutien dont se réjouit Gregor Mazo, directeur du réseau Diwan Breizh. "On sent que les choses bougent, qu'on a changé de niveau", souligne-t-il. "Mais du côté des actes concrets, il n'y a toujours rien. Comment peut-on concrètement maintenir nos écoles ouvertes en septembre tout en étant dans les clous de la Constitution ? Pour l'instant, on n'a pas de réponse". 

Mardi, Jean Castex a annoncé la création d'une mission parlementaire composée de deux députés pour "tirer toutes les conséquences" de la décision du Conseil. "Il n'est pas question de revenir sur l'enseignement immersif", insiste le député LREM des Côtes d'Armor Yannick Kerlogot. "La définition de l'immersif retenue par le Conseil constitutionnel est exclusive, elle ne correspond pas à la réalité. Le français a sa place dans les écoles Diwan, dans les échanges entre parents et enseignants, dans l'administratif. C'est cela qu'il va falloir démontrer". Le Premier ministre recevra l'ensemble des responsables d'écoles en immersion dans quelques semaines à Matignon. 

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