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Les attaques de Fillon contre Sarkozy provoquent l'émoi au sein de l'UMP

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

L'interview accordée par l'ex-Premier ministre à Valeurs Actuelles ce mercredi provoque des remous au sein du parti. Anciens collaborateurs de Nicolas Sarkozy et ténors réclament de la retenue et s'inquiètent d'un retour de la "guerre des chefs".

François Fillon
François Fillon © Maxppp

Depuis plusieurs semaines, François Fillon s'est lancé dans une opération de communication active, grâce à laquelle il compte se rendre incontournable dans la course à l'élection présidentielle de 2017. Dernier épisode en date, une violente charge contre le quinquennat et la personnalité de Nicolas Sarkozy, brocardés dans un entretien accordé à Valeurs Actuelles. L'ancien Premier ministre dénonce le goût pour la peoplisation manifesté par l'ancien chef de l'Etat, estime qu'il ne peut revenir après sa défaite et s'estime "mieux placé" pour briguer l'Elysée.

François Fillon est-il cette fois allé trop loin ? De nombreux responsables de l'UMP s'étonnent, voire s'offusquent ce mercredi de ces attaques.

 

Attaque "indécente" qui menace l'UMP

Ancien conseiller et "plume" de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino dénonce une "forme d'indécence". "Quand on a été nommé Premier ministre, qu'on est resté cinq ans à ce poste, comment peut-on déverser une telle rancoeur, une telle violence contre celui qui l'a nommé ?", s'interroge-t-il. "Comment peut-on parler aussi peu des problèmes des Français et laisser libre cours à son appétit de pouvoir ?"

Henri Guaino : "Comment peut-on laisser libre cours à son appétit de pouvoir ?"

Pour Alain Juppé, c'est carrément l'avenir de l'UMP qui est en jeu. Sur son blog, le maire de Bordeaux a publié un post intitulé "Sommes-nous devenus fous". "Au lieu de travailler ardemment au projet qu'attendent nos concitoyens, que faisons-nous ? Nous nous complaisons dans les chicaïas internes et les rivalités de personnes", écrit-il. En fin de billet, celui qui n'en finit plus d'endosser le rôle de médiateur au sein de l'UMP propose d' attendre 2016 "pour choisir notre champion pour 2017" et d'ici là, bannir les règlements de compte.

"La guerre des chefs, ça suffit !"

Du côté des parlementaires aussi, les réactions sont nombreuses. A commencer par celle de Laurent Wauquiez. "La  guerre des chefs, ça suffit, et je dis ça en pensant à tous les protagonistes qui l'alimentent", a lancé le député de Haute-Loire. "Si François Fillon franchit une ligne, bien évidemment c'est au côté de Nicolas Sarkozy que je me trouverai", a pour sa part expliqué le député-maire de Nice, qui avait pourtant pris faits et causes pour l'ex-Premier ministre lors de la bataille contre Copé pour la présidence du parti. "J'ai soutenu Fillon mais si le match est avec Sarkozy, alors, ça change tout", a également confié le Savoyard Dominique Dord, qui a envoyé un message à François Fillon pour lui dire que "les petites phrases sur Sarkozy (le) gênent".

Jean-François Copé : "Le prix des querelles de personnes est colossal"

Le président de l'UMP, Jean-François Copé, ne s'est pas exprimé publiquement sur ces bisbilles. Il s'est pour le moment contenté d'appeler à se recentrer sur les "préoccupations des Français" en bureau politique. "A chaque fois que l'on est prisonnier de querelles politiciennes ou de personnes, le prix à payer est colossal", a-t-il jugé.

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