Politique

Les chercheurs de l'Université Côte d'Azur décryptent les mots des candidats à la présidentielle

Par Sébastien Germain, France Bleu Azur lundi 10 avril 2017 à 9:19

Les mots des 5 principaux candidats
Les mots des 5 principaux candidats © Maxppp - Alexandre MARCHI

Des chercheurs azuréens de l'Université Côte d'Azur mènent une étude très intéressante sur l'élection présidentielle. Elle porte sur le langage des candidats.

Damon Mayaffre est chargé de recherche CNRS et chargé de cours a l'université de Nice. Il était notre invité à 7h50 ce lundi.

Jean-Luc Mélenchon : "humain"

Les chercheurs ont étudié les cinq mots les plus utilisés par les cinq principaux candidats. Cette étude montre que le mot le plus utilisé par Jean-Luc Mélenchon est le mot "humain", ça lui permet d'élargir son électorat, de ne pas rester seulement avec les militants de gauche, mais de toucher tous les Français.

Benoît Hamon : "l'éducation"

Benoît Hamon lui son expression favorite c'est la lutte contre les discriminations. Le candidat de la gauche insiste sur l'école, sur l'éducation. Des thémes historiquements lié à la gauche

Emmanuel Macron : "le changement"

Emmanuel Macron parle d''espoir, de transformation, il utilise souvent le mot changer. Pour le candidat d'En Marche, il n'y a pas de thématique particulière, il est dans un mouvement d’équilibriste, pas de gauche pas de droite.

François Fillon : "famille et ordre"

Le candidat de la droite met l'accent sur deux mots : "famille" et "ordre". C'est une manière de rassembler sa famille politique après l'affaire "Penelopegate".

Marine Le Pen : "peuple"

Marine Le Pen prononce à chaque discours le mot "peuple". Les autres partis lui laissent s'accaparer ce mot. Le problème pour Marine Le Pen c'est que selon les chercheur de l'Université Côte d'Azur, elle ne parvient pas à trouver les bons mots pour convaincre sur son programme économique

"Pas le temps d'écouter les discours en entier"

Une fois élu, les politiques suivent-ils les mots qu'ils ont prononcé. L'analyse de Damon Mayaffre : "On n'a peut-être pas le temps d'écouter les discours en entier ces mots sont des clochettes de rappel. Il y a une rhétorique électorale pour les candidats, une fois élu président il faut développer un argumentaire plus poussé en tout cas on ne peut pas trahir son identité de discours."

L'invité