Politique

Les cinq infos à retenir des départementales

Par Marina Cabiten, France Bleu lundi 30 mars 2015 à 7:25

Nicolas Sarkozy lors d'un meeting, durant la campagne des départementales 2015
Nicolas Sarkozy lors d'un meeting, durant la campagne des départementales 2015 © MaxPPP

Le second tour des départementales, dimanche, a confirmé la vague bleue lancée au premier tour. Quels sont les départements ravis à la gauche ? Quel est le bilan final du FN lors de ce scrutin, ou encore le niveau de l'abstention ? Voici ce que l'on peut retenir de ce scrutin en cinq points.

Les départementales en une phrase ? Large victoire pour la droite, lourde défaite pour la gauche et forte percée du FN malgré son incapacité à remporter un département. Voici l'essentiel de ce second tour de dimanche.

  1. La droite l'a largement emporté

La droite a remporté 66 départements, c'est-à-dire 26 de plus que ce qu'elle détenait avant ce scrutin. Elle détient désormais deux départements sur trois. En s'alliant, la droite républicaine et le centre (UMP, UDI et MoDem) ont donc nettement dépassé leur objectif affiché qui était d'obtenir une majorité de départements. 

"Ces résultats dépassent de très loin la considération locale. Les Français ont massivement rejeté la politique de François Hollande et de son gouvernement" , a asséné le président de l'UMP. C'est la première victoire de Nicolas Sarkozy depuis son retour en politique. 

  1. C'est une nouvelle claque pour la gauche

La gauche était au pouvoir dans 61 départements jusqu'à dimanche soir. Elle n'en dirigera désormais plus que 34 , et passe donc en minorité alors qu'elle détenait la majorité des départements depuis 2004. Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis y voit "un recul d'implantation sans être une débâcle" . "La gauche résiste" , juge-t-on même à l'Elysée.

Mais après les municipales, les européennes et les sénatoriales, ce scrutin marque la quatrième défaite consécutive de l'exécutif

  1. Des fiefs symboliques ont été perdus par la gauche

Parmi les 28 départements qui passent de gauche à droite , certains sont plus douloureux que d'autres à perdre pour le PS. Premier exemple : la Corrèze, terre d'élection du président François Hollande. Ou encore, l'Essonne de Manuel Valls, les Bouches-du-Rhône de Jean-Noël Guérini, le Nord de Martine Aubry.

Voici la liste des départements qui passent de gauche à droite : Ain, Aisne, Allier, Bouches-du-Rhône, Charente, Cher, Corrèze, Côtes-d'Armor, Creuse, Deux-Sèvres, Doubs, Drôme, Essonne, Eure, Indre-et-Loire­, Isère, Jura, Mayotte, Nord, Oise, Pyrénées-Atlantiques, La Réunion, Saône-et-Loire, Seine-Maritime, Seine-et-Marne, Somme, Territoire-de-Belfort, Vaucluse.  

Un seul département passe au contraire de droite à gauche : la Lozère

  1. Le FN s'installe mais ne dirigera aucun département

Les espoirs portés sur le Vaucluse et l'Aisne ont finalement été balayés dans la soirée de dimanche : le Front national n'a gagné aucun département . En revanche, le FN enregistre un score sans précédent dans une élection locale.

Dimanche, le Front national a gagné 22 duels, dont 19 contre la gauche et trois contre la droite, et cinq triangulaires. Il n'avait qu'un seul conseiller général sortant et a remporté entre 43 et 47 cantons. 

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  1. L'abstention a été forte, mais moins qu'en 2011

Enfin, le taux d'abstention total a atteint 50,01 % . C'est un peu plus  qu'au premier tour (49,83 %) mais nettement moins que lors des élections cantonales de 2011 (55,29 %).

Jeudi, les nouvelles assemblées départementales éliront leurs présidents. 

Droite ou gauche ? La couleur politique des départements en métropole - Radio France
Droite ou gauche ? La couleur politique des départements en métropole © Radio France - Julie Guesdon
 

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