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Politique DOSSIER : L'avenir institutionnel de l'Alsace dans le Grand Est

Les élus alsaciens divisés sur l'avenir de la région dans le Grand Est

jeudi 7 décembre 2017 à 20:33 Par Maxime Nauche, France Bleu Alsace et France Bleu Elsass

Quel avenir pour l'Alsace ? Des élus alsaciens veulent créer un nouveau conseil d'Alsace. Mais il n'arrivent pas à se mettre d'accord sur les compétences que devrait avoir cette nouvelle collectivité. Pour l'instant, les négociations sont au point mort.

Le conseil régional du Grand Est
Le conseil régional du Grand Est © Maxppp -

Alsace, France

Les élus alsaciens qui réfléchissent à l'avenir de la région dans le Grand Est n'arrivent pas à se mettre d'accord. A tel point que, pour l'instant, le projet de nouveau conseil d'Alsace est en suspens. 

La nouvelle Alsace ne gérerait plus l'emploi ni le tourisme...

Le gouvernement a clairement fait comprendre qu'une sortie du Grand Est était impossible. Donc depuis des mois, des élus alsaciens réfléchissent à une solution intermédiaire (onze parlementaires, les deux présidents de départements, le président du Grand Est). Ils voudraient créer un conseil d'Alsace qui fusionnerait le Haut-Rhin et le Bas-Rhin. La région Grand Est est prête à céder certaines prérogatives à cette nouvelle collectivité. Mais pas l'emploi ni le tourisme. La plupart des élus alsaciens se disent que c'est mieux que rien.  Mais pour Frédéric Bierry, président du Bas-Rhin, Brigitte Klinkert, présidente du Haut-Rhin, et les députés Laurent Furst et Eric Straumann, ce n'est pas assez. Ils ont quitté la table des négociations.

Pour ces quatre élus, c'est impensable que le Grand Est décide de l'emploi et du tourisme en Alsace. Ils estiment que l'économie alsacienne est beaucoup plus tournée vers l'Allemagne et la Suisse que vers la Lorraine et la Champagne-Ardenne. Pour le tourisme, ils ont peur que la marque Alsace, qui résonne à l'étranger, ne disparaisse.

...mais elle aurait de nouvelles compétences. 

Face à eux, les élus qui sont prêts à laisser l'emploi et le tourisme au Grand Est préfèrent voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide. Ce nouveau conseil d'Alsace pourrait déjà récupérer plusieurs compétences que l'ancienne région Alsace n'avait pas. Ce serait le cas, par exemple, de la gestion des autoroutes ce qui permettrait à la nouvelle Alsace de créer une éco-taxe pour dissuader les poids lourds étrangers de traverser la région. Le conseil d'Alsace pourrait aussi gérer l'apprentissage des langues. Or, aujourd’hui l'Etat ne valorise pas plus que ça l'allemand. La nouvelle Alsace pourra donc mettre l'accent sur cette langue tellement importante pour la région. 

Donc le bras de fer continue. S'il n'y a pas de compromis, il n'y aura pas de nouvelle Alsace. Et les Alsaciens ne récupéreront strictement aucune compétence de la région Grand Est.