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Politique

Les élus des deux Charentes se mobilisent pour le train

lundi 25 septembre 2017 à 18:35 Par Julien Fleury, France Bleu La Rochelle

Saintes et son étoile ferroviaire, au coeur ce lundi matin d'une réunion commune entre les élus départementaux de Charente et de Charente-Maritime. Second rendez-vous du genre, après une première session en 2012. Le sujet n'a pas changé : le train et l'électrification de la ligne Angoulême-Royan.

Photo de famille entre élus de Charente et de Charente-Maritime, à l'issue d'une réunion commune à Saintes, la deuxième dans l'histoire des deux départements.
Photo de famille entre élus de Charente et de Charente-Maritime, à l'issue d'une réunion commune à Saintes, la deuxième dans l'histoire des deux départements. © Radio France - Julien Fleury

Saintes, France

C'était prévu pour 2017... Les élus des deux Charentes espèrent maintenant 2023. Pas facile de lancer les travaux d'électrification de la ligne Angoulême-Saintes-Royan (167 millions d'euros selon une estimation révisée). C'est pourtant la seule solution pour voir un jour sur cette ligne des TGV emmener des touristes vers la Côte de Beauté. Le projet est bien inscrit au contrat Etat-Région, et a été reconfirmé il y a quelques mois. Mais visiblement, ça ne suffit pas.

Il faut se battre pour 2023 - Dominique Bussereau, président de la Charente-Maritime

La SNCF est criblée de dettes, l'Etat est à la diète, les financements sont rares. C'est pourquoi les élus de Charente et de Charente-Maritime ont mis le sujet au coeur de leur réunion commune, ce lundi matin à Saintes. "Il faut se battre pour 2023", martèle Dominique Bussereau le président de la Charente-Maritime, qui promet : "Ce n'est pas un projet grandiose. On n'aura pas des TGV tous les jours."

Saintes n'a pas été choisie par hasard : la ville est connue pour son étoile ferroviaire, dont la plupart des branches sont en difficulté. Angoulême-Royan donc, où des travaux vont tout de même avoir lieu cet hiver, entraînant la coupure du trafic remplacé par des cars. Mais il y a aussi aussi Saintes-Bordeaux : la SNCF ne veut pas entendre parler de régénération des voies, alors que c'est la seule solution pour rejoindre la capitale régionale en moins d'une heure. Entre Saintes et Niort, c'est l'électrification de la ligne qui passe aux oubliettes.

600 millions d'euros pour éviter de fermer des lignes en Nouvelle-Aquitaine

Des lignes en difficulté, les élus des deux Charentes ne connaissent que ça. Entre Angoulême et Limoges, les trains sont limités à 40 km/h. La situation n'est pas beaucoup plus glorieuse entre La Rochelle et Nantes, autre ligne inscrite au contrat de plan Etat-Région.

Invité à Saintes, Alain Rousset, le président de la Nouvelle-Aquitaine, décrit une situation très alarmante : "Nous avons commandé une étude à la SNCF-Réseau, qui révèle un besoin de financement de 3,2 milliards d'euros à l'échelle de la grande région." Si une grande partie de l'enveloppe concerne la grande vitesse au sud de Bordeaux, la remise à niveau du réseau ferroviaire local coûterait 1,2 milliard d'euros, dont 600 millions d'investissements d'ici à 2022. "Sous peine de fermer des voies", prévient Alain Rousset.

Taxe carbone et écotaxe

"Le contrat de plan Etat-Région ne suffira pas", estime Alain Rousset. Pour espérer financer ces travaux "pour un siècle", le président de la Nouvelle-Aquitaine plaide pour des "financements innovants", et notamment le retour d'une taxe carbone sur les poids-lourds, sous la forme d'une expérimentation à l'échelle de la grande région. Alain Rousset reprend l'expression "budget de rupture" cher aux ministres de Bercy. "Le vrai budget de rupture serait de sauver le rail en France !" Le retour de l'écotaxe, idée populaire parmi les élus des deux Charentes. "Je serai prête à vous soutenir au Sénat", assure la sénatrice socialiste Nicole Bonnefoy.