Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique

Les élus locaux en colère attendent Edouard Philippe au Congrès des Régions

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Provence, France Bleu

Les présidents de départements et les maires de France sont à Marseille ce mercredi et ce jeudi, aux côtés de leurs collègues présidents de régions, pour réclamer à l'État davantage de marge de manœuvre. Pour tenter de calmer le jeu, le Premier ministre a décidé à la dernière minute de s'inviter.

Présent l'an dernier à la Conférence des régions à Orléans, Edouard Philippe a bien failli se défiler cette année
Présent l'an dernier à la Conférence des régions à Orléans, Edouard Philippe a bien failli se défiler cette année © Maxppp - Pascal Proust

Marseille, France

Ils en ont ras-le-bol, et ils veulent le faire savoir : à l'occasion du Congrès des Régions, qui se tient ce mercredi et ce jeudi à Marseille, les présidents des régions et des départements et les maires de France lancent une nouvelle association, baptisée Territoires Unis. Leur objectif est de peser plus lourd pour réclamer une nouvelle vague de décentralisation, c'est-à-dire que l'État leur délègue de nouveaux pouvoirs. 

Ils vont recevoir ces deux prochains jours un soutien de poids dans leur démarche : le président du Sénat, Gérard Larcher, sera à leurs côtés à Marseille. C'est un nouveau coup de force des élus locaux, après le boycott en juillet dernier de la Conférence nationale des territoires.

Les élus locaux demandent à l'Etat de leur faire confiance

Invité ce mercredi matin de France Bleu Provence, Hervé Morin, le président de Régions de France, a lancé un "appel de Marseille", pour demander au gouvernement de revenir à plus de décentralisation. La référence à Marseille n'est pas anodine, puisque c'est sous l'impulsion de Gaston Defferre, maire de 1953 à 1986, et ministre de l'Intérieur de François Mitterrand de 1981 à 1984, qu'est née la décentralisation.

"Tous les pays qui réussissent sont des pays décentralisés, fédéraux, où il y a un principe simple : la proximité", a expliqué Hervé Morin. Le président de Régions de France prend ensuite un exemple : "Pensez-vous que la question du logement peut-être gérée d'un bureau à Paris ? Car la situation du logement à Marseille n'est pas la même que dans les territoires ruraux en Normandie. On a donc besoin d'avoir des politiques adaptées, la proximité sera source d'efficacité" conclut-il.

Les politiques décidées à Paris sont trop lourdes, selon les présidents de région

Car depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron, les élus locaux ont le sentiment que c'est l'inverse qui se produit. "Aujourd'hui, on est dans la verticalité la plus grande, les choses décidées à Paris sont systématiquement trop lourdes", déplore François Bonneau, président de la région Centre-Val de Loire et président délégué de Régions de France. "Emmanuel Macron avait parlé d'un pacte de confiance avec les collectivités territoriales. Après 18 mois de responsabilité, aucun signe de cette confiance n'a été donné".

Pour les élus locaux, les exemples de cette défiance grandissante entre l'État et les collectivités sont nombreux : retrait aux régions de la compétence sur l'apprentissage, suppression de la taxe d'habitation, RSA, ... "Il y a une très forte exaspération des élus", explique Hervé Morin. "Avec ce meeting, nous voulons nous adresser à l'opinion publique. La question est : est-ce que la morgue technocratique continue à l'emporter sur l'efficacité politique ou est-ce qu'on retrouve un peu de bon sens ?"

Edouard Philippe dépêché en urgence au Congrès des régions

Signe de la tension qui entoure ce rendez-vous de frondeurs, c'est le Premier ministre Edouard Philippe qui ouvrira les travaux du Congrès jeudi matin, en lieu et place de Gérard Larcher, dont l'intervention a été décalée à midi. La présence du Premier ministre n'était pas prévue au programme initial, elle a été annoncée au tout dernier moment. "Le Premier ministre a considéré qu'il devait saisir cette nouvelle opportunité de dialogue avec les représentants des régions, car il comprend les inquiétudes de certains comme il refuse les caricatures", a commenté Matignon. "Il ira donc à Marseille pour rappeler un certain nombre de vérités sur la politique du gouvernement qui, à l'opposé de certains arguments politiciens, traduit l'expression d'une décentralisation assumée et responsable".

Une journée qui s'apparente à un grand chelem pour le Premier ministre, puisqu'il sera ce jeudi soir l'invité de "L'émission politique" sur France 2, où il aura notamment à débattre avec Laurent Wauquiez, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes et président du parti Les Républicains.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu