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Politique

Les enjeux du discours de politique générale d’Édouard Philippe

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Réformes de l'assurance-chômage, des retraites, des institutions ou encore de l'administration : Édouard Philippe prononce ce mercredi la deuxième déclaration de politique générale du quinquennat Macron, qui doit préciser les contours de "l'acte II" esquissé fin avril par le président.

Édouard Philippe dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, le 29 mai 2019
Édouard Philippe dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, le 29 mai 2019 © Maxppp - Vincent Isore

Après les conclusions du "grand débat national" et les annonces d'Emmanuel Macron fin avril pour tenter d'éteindre la crise des "gilets jaunes", Édouard Philippe doit préciser les contours de "l'acte II" du quinquennat Macron lors de son discours de politique générale devant l'Assemblée nationale ce mercredi. Selon la porte-parole du gouvernement Sibeth N'Diaye, il s'agit de "fixer le calendrier et les chantiers législatifs" : mesures post-"gilets jaunes", réformes de l'assurance-chômage, des retraites ou encore de la dépendance, projet de loi bioéthique (et son volet PMA pour toutes), réformes des institutions ou encore de l'administration... 

"Ambition économique, accélération de notre ambition environnementale et de notre préoccupation sociale" - Emmanuel Macron 

"Pas de réduction de notre ambition économique, une accélération de notre ambition environnementale et de notre préoccupation sociale", voilà le "triptyque" fixé par Emmanuel Macron à son Premier ministre mardi soir, à l'occasion d'un déplacement en Suisse. "La France a traversé une crise très dure, nous sommes en train de passer d'un monde à l'autre. Une souffrance s'est exprimée, et aussi des excès, je ne les confonds pas. Mais face à cette souffrance je veux remettre de la proximité, de l'humanité", a affirmé le chef de l'Etat à la chaîne helvétique RTS.

L'enjeu est de taille : l'automne étant consacré à l'étude des textes budgétaires, seuls un ou deux autres dossiers pourraient être étudiés avant 2020. L'exécutif va donc devoir définir ses priorités. Les dates plus précises de la PMA ou de la réforme des retraites sont notamment très attendues.

Un baromètre des oppositions

Édouard Philippe prendra la parole à 15h ce mercredi devant l'hémicycle, avant une intervention de chaque groupe politique, puis une réponse du chef du gouvernement et enfin le vote de l'Assemblée. La Constitution prévoit la possibilité, pour le gouvernement, d'engager sa responsabilité devant les députés mais La République en marche associée au MoDem étant majoritaire, l'issue du vote ne fait guère de doute.

Les écarts seront toutefois scrutés comme un baromètre des oppositions, avec comme référence le résultat de 2017 : 370 voix contre 67, et un nombre record de 129 abstentions, dont les trois quarts des députés LR. C'était alors la plus faible opposition sur un vote de politique générale depuis 1958

Depuis, les oppositions se sont durcies et la majorité a souffert de quelques défections. Le résultat sera particulièrement surveillé chez les députés LR. Après le pire score de l'histoire de la droite française (8,5%) lors des européennes, le parti est en plein doute sur la stratégie à adopter vis-à-vis de l'exécutif. Mais une large majorité de la petite centaine de députés LR, comme l'ensemble de la gauche, devraient voter contre, ont fait savoir les responsables de groupe.

La position du Sénat très attendue

Fait rare - et même une première avec un Sénat contrôlé par l'opposition - la déclaration du Premier ministre jeudi devant les sénateurs sera également suivie d'un vote. Une simple marque de "respect" pour la chambre haute assure Matignon. Mais le Sénat, composé d'une majorité d'élus LR, va lui aussi devoir clarifier sa position vis-à-vis d'Emmanuel Macron : opposition nette, ou abstention voire soutien "constructif" ? De quoi aussi donner des indications en vue du projet de réforme des institutions, pour lequel l'exécutif doit compter, au moins sur le volet constitutionnel, sur le soutien d'une partie des sénateurs LR.