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Politique

Le Grand débat voulu par Emmanuel Macron ne commencera pas avant fin janvier en Indre-et-Loire

lundi 14 janvier 2019 à 3:50 Par Marie-Ange Lescure, France Bleu Touraine

Pour l'instant, les maires d'Indre-et-Loire n'ont aucune information sur l''organisation de ce débat qui ne devrait pas commencer avant fin janvier. Ils sont par ailleurs nombreux quelque soit leur étiquette politique à vouloir se tenir à bonne distance de cette opération de reconquête politique.

Reunion sur le grand débat national entre le Premier ministre et plusieurs associations
Reunion sur le grand débat national entre le Premier ministre et plusieurs associations © Maxppp - ©Alexis Sciard

Indre-et-Loire, France

Le Grand débat voulu par Emmanuel Macron pour sortir de la crise des gilets jaunes aura-t-il lieu ?   

Des réunions d'initiatives locales devraient se tenir normalement à partir de ce mardi 15 janvier comme l'avait annoncé le Président de la République lors de ses vœux aux Français le 31 décembre 2018.

En Indre-et-Loire, les réunions commenceront début février - F Colboc

Mais en Indre-et-Loire, le Grand débat ne commencera au mieux que le 31 janvier car explique Fabienne Colboc députée LREM du Chinonais et responsable régionale de l'organisation "c'est la période des vœux pour les maires et puis il faut aussi le temps d'informer la population". 

C'est la lettre aux Français du Président de la République publiée ce lundi 14 janvier qui fixe le cadre et l'ambition de ce débat.

"Nous voulons un débat constructif" explique Fabienne Colboc "où les personnes viennent avec des situations précises et des propositions". Et la députéee LREM de préciser "qu'elle se tiendrait en retrait du débat pour éviter tout procès d'intention".  

Le rôle des maires : animer mais ne pas débattre - F Colboc

Quant au rôle des maires, la députée LREM les voit bien en animateur de ces réunions publiques, mais sans débattre pour autant de la valeur de telles ou telles propositions : "C'est recueillir le cahier de doléances de vive voix". Et elle se montre particulièrement optimiste sur l'implication des élus locaux, précisant que si le Président de la République a "boudé" pendant 18 mois les maires, elle, en tant que députée "a toujours été au plus près d'eux et du terrain". 

Assurer la logistique mais ne pas participer au débat 

Mais pour l'instant, non seulement les maires d'Indre-et-Loire n'ont aucune information sur le cadre et les modalités pratiques de ce débat mais ils sont nombreux quelque soit leur étiquette politique à vouloir se tenir à bonne distance de cette opération de reconquête politique.

Jean-Luc Dupont - maire LR de Chinon - a reçu à plusieurs reprises au mois de décembre 2018 des gilets jaunes. Il assurera la logistique mais pas plus : "Je ne souhaite pas prendre une part active au-delà de ma responsabilité, à savoir celle d'organiser le cadre républicain pour que le débat ait lieu dans de bonnes conditions"

Je trouve un peu simple de faire éteindre les incendies par ceux qui ne les ont pas allumés - JL Dupont 

Et le maire de Chinon d'expliquer encore que depuis 18 mois, les maires ont été peu considérés par le gouvernement et dit-il "c'est une prise en compte par défaut [des maires]. Lorsqu'on a un gros problème à gérer, on s'aperçoit qu'on a des gens qui sont là avec une proximité de terrain qui peut faciliter les choses". 

Faire le job mais pas tout le job - Maire d'Amboise 

D'autres encore comme le maire d'Amboise Christian Guyon, divers gauche, se dit prêt en tant que maire à "faire le job mais pas tout le job". Et de préciser que la mairie mettra à disposition une salle mais qu'"il faudra" dit encore Christian Guyon "que d'autres mouillent la chemise pour animer" !  

A Château-Renault , Michel Cosnier - maire Front de Gauche proche du Parti Communiste - se montre très sceptique quand on parle du Grand débat :"le Grand débat national, j'en entends parler à la télé, à la radio, mais nous n'avons été informé, ni avisé de rien !"

Ne pas être le larbin du pouvoir - Michel Cosnier 

Le maire de Château-Renault a lui aussi reçu en décembre 2018 une délégation de gilets jaunes de sa commune en présence du sous-préfet de Loches Il est partagé aujourd'hui sur ce débat. D'une part,"je n'ai pas envie d'être le larbin du pouvoir" dit Michel Cosnier. "Mais ça peut être utile à l'expression des citoyens". Par ailleurs, il se dit en attente de l'évolution du mouvement des gilets jaunes car "l'herbe n'est pas aussi verte que ça" dit il en parlant des dissensions qui sont apparues parmi les gilets jaunes de sa commune "j'attend avec prudence" dit-il en conclusion "mais je ne vois pas ça [le Grand débat] organiser encore."