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Politique

Congrès des maires de la Sarthe : près de 40% d'entre eux pourraient ne pas se représenter en 2020

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Par , France Bleu Maine

La 71e édition du Congrès des maires sarthois a rassemblé environ 850 élus. L'occasion de parler de leur fonction pas toujours facile à exercer, entre les demandes de leurs concitoyens et le poids du mille-feuille administratif au-dessus de leur tête.

Le Congrès des maires de la Sarthe recevait Mathias Foucault (deuxième à gauche) pour parler de l'étude du CEVIPOF sur les maires.
Le Congrès des maires de la Sarthe recevait Mathias Foucault (deuxième à gauche) pour parler de l'étude du CEVIPOF sur les maires. © Radio France - Clémentine Sabrié

Arnage, France

C'était peut-être le dernier baroud d'honneur de nombreux maires présents dans l'assistance. Samedi 19 octobre, environ 850 élus se sont réunis à Arnage pour le dernier Congrès des maires de la Sarthe avant les élections municipales de 2020. Plusieurs sujets ont été mis sur la table par l'intervention de différents maires : la difficulté de monter un plan local d'urbanisme (PLU), la relation avec les gendarmes, les zones blanches, les maisons fissurées par la canicule ou encore les transports publics. Beaucoup de thèmes pour lesquels les maires se sentent démunis. 

La moitié des maires ont l'impression que la situation dans leur commune s'est dégradée

Ce sentiment d'impuissance, Martial Foucault, directeur du Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF), l'a noté dans son étude sur les maires de France. Le chercheur était présent au Congrès des maires de la Sarthe pour la présenter et la commenter. Sur tous les maires ayant répondu à son questionnaire, 43 sont sarthois. Cela n'est pas assez pour former un échantillon représentatif, mais les chiffres trouvés sont assez proches de la tendance en France. Selon l'étude, 48% des maires trouvent que la situation dans leur commune s'est dégradée. Ils sont très pessimistes quant aux cinq prochaines années.

Les maires des communes de moins de 1.000 habitants se retrouvent entre le marteau et l'enclume.

Dans la métaphore de Martial Foucault, le marteau symbolise "des administrés de plus en plus exigeants, des nouveaux résidents qui viennent de l'urbain ou du périurbain". L'enclume, c'est "un Etat qui ne leur met pas à disposition les moyens de répondre a minima" à leurs concitoyens. Une dépossession que beaucoup attribuent à l'intercommunalité. Lydia Robineau, maire de Savigné-sous-le-Lude, près de La Flèche, a été forcée par la communauté de communes du Sud Sarthe de rendre sa crèche payante, en 2018. Résultat :"beaucoup moins de personnes" s'y inscrivent. Elle vit mal le fait de ne pas pouvoir prendre ce type de décisions. "On est moins à l'aise." 

J'ai pris le mandat de maire pour faire ce que je voulais dans ma commune et je suis un petit peu bloquée par ce genre de choses.

Le maire de Ségrie, commune de 600 habitants située entre Beaumont-sur-Sarthe et Sillé-le-Guillaume, a eu des mots durs contre l'intercommunalité lors de sa prise de parole pendant les vœux d'intérêt général. Il a voulu exprimer son "vœu de désintérêt général" : "Ce qui nous pèse le plus, c'est la loi NOTRe" (Nouvelle organisation territoriale de la République).

75% des administrés considèrent que le bilan de leur maire est bon

Dans cette configuration, des tensions peuvent éclater, comme nous le rapportaient plusieurs élus sarthois début août. Pourtant, selon l'étude du CEVIPOF, 75% des administrés estiment que le bilan de leu maire est bon. Ils sont même plus de la moitié à espérer que leur maire actuel se présente à la prochaine élection municipale. Cependant, près de 40% des édiles sarthois ne souhaitent pas briguer un nouveau mandat. Parmi les justifications relevées par Martial Foucault, des raisons personnelles ou professionnelles, un sentiment de devoir civique accompli ou les demandes des administrés. Ces dernières correspondent à une montée du "consumérisme municipal" avec des habitants qui jugent leur élu comme un bien dont ils peuvent disposer.

Martial Foucault et ses équipes ont également listé les attentes des citoyens à cinq mois des municipales. Dans l'ordre : le respect de l'environnement, le développement des services de proximité et la sécurité.

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