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Les maires sont remontés contre le gouvernement après un questionnaire sur la tenue des élections en juin

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Par , France Bleu Occitanie

Les maires ont reçu un questionnaire du gouvernement concernant la tenue des élections départementales et régionales à remplir en urgence avant ce lundi 12 avril. En Occitanie, ils s'insurgent contre la méthode, et accusent l'exécutif de défausser sa responsabilité sur eux.

Les élections régionales et départementales sont prévues en juin (image d'illustration)
Les élections régionales et départementales sont prévues en juin (image d'illustration) © Radio France - Noémie Guillotin

C'est un questionnaire qui ne passe pas auprès des maires d'Occitanie. Le gouvernement leur a adressé dans l'urgence vendredi dernier cette question : êtes-vous en mesure d'assurer la tenue des élections régionales et départementales de juin prochain en tenant compte des préconisations du Conseil scientifique ? Les élus avaient jusqu'à ce lundi pour répondre.

Leurs représentants dans la région s'insurgent tant sur la forme que sur le fond. Ils accusent l'État de chercher à rejeter sur eux la responsabilité d'un éventuel report. Pour rappel, le Conseil scientifique n'avait pas tranché la question de la tenue de ces élections dans le contexte sanitaire actuel ; ce sont donc les élus locaux qui se retrouvent avec cette patate chaude.

Une question "tronquée" selon les maires

Le président de l'association des maires (AMF) en Haute-Garonne, Jacques Oberti, regrette que des associations représentatives comme la sienne n'aient pas été consultées en amont de ce questionnaire. Il dénonce "un piège, parce que si certains maires ne répondent pas, et si certains sont dans la difficulté pour organiser ces élections parce que l'État n'est pas présent, le gouvernement dira : vous voyez, les maires, majoritairement, ne veulent pas que les élections se tiennent. Alors que ce n'est pas la question".

"C'est un piège."

Ce que dénoncent surtout les maires, ce sont les difficultés logistiques à organiser ces scrutins tout en respectant les recommandations strictes du Conseil scientifique. "Ce que l'on craint, c'est qu'il y ait une volonté un petit peu cachée de repousser les élections, et que l'on mette en place des contraintes tellement fortes, qu'elles seraient inorganisables" explique Jean-Marc Vayssouze-Faure, maire de Cahors et président de l'Union régionale des Associations de maires d'Occitanie.

Des conditions d'organisation difficiles à tenir

Juste à côté de Toulouse, le maire de l'Union Marc Péré, souligne la difficulté de trouver des assesseurs en nombre suffisant, en raison notamment du contexte actuel. Il lui faudrait à titre d'exemple 130 pour pouvoir organiser ce double scrutin de manière satisfaisante dans sa commune.

Les Parlementaires doivent débattre de l'organisation de ces élections ce mardi et ce mercredi 13 et 14 avril.

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