Politique DOSSIER : Les élections législatives avec France Bleu Touraine

Les militants d'En Marche! en Indre-et-Loire ne veulent pas faire campagne pour Marisol Touraine

Par Yohan Nicolas, France Bleu Touraine et France Bleu vendredi 19 mai 2017 à 8:47

Emmanuel Macron (alors ministre de l'Economie) et Marisol Touraine (alors ministre de la Santé), sur les bancs de l'Assemblée nationale en 2015.
Emmanuel Macron (alors ministre de l'Economie) et Marisol Touraine (alors ministre de la Santé), sur les bancs de l'Assemblée nationale en 2015. © Maxppp - Vincent Isore

Le cas Marisol Touraine commence à agacer les militants de La République en Marche en Indre-et-Loire. L'ancienne ministre de la Santé est candidate aux législatives sous l'étiquette socialiste mais le mouvement d'Emmanuel Macron ne présente pas de candidat face à elle dans le Lochois.

Ils se contenteront du service minimum et ne veulent pas participer à la campagne de Marisol Touraine dans le Lochois. Les militants du mouvement République en Marche d'Emmanuel Macron s'agacent du positionnement de l'ex-ministre de la Santé.

C'est officiel depuis mercredi, le mouvement du nouveau président n'investira pas de candidat face à elle dans la 3ème circonscirption d'Indre-et-Loire. Et pourtant, l'ancienne ministre de la santé à choisi de faire campagne sous les couleurs du PS tout en inscrivant sa campagne dans le cadre de la majorité présidentielle.

Un positionnement qui ne fait pas l'unanimité

Les militants de la République En Marche en Indre-et-Loire ont donc décidé de ne pas faire campagne pour Marisol Touraine dans la 3ème circonscription. Ils vont surtout mobiliser les énergies dans les 4 circonscriptions où il y a un vrai candidat de la République En Marche. Le positionnement "Ni-Ni" puis "Et-Et" de Marisol Touraine agace un certains nombres d'adhérents pro-Macron qui rappellent la valeur première du mouvement : prendre des risques.

"Marisol Touraine à sa logique, sa grammaire, explique-t-on, nous on a une approche différente". Les militants espèrent qu'on ne parlera pas uniquement du cas Marisol, mais plutôt de la dynamique Macron.