Politique

Les nationalistes au pouvoir : Annu Primu

Par Olivier Castel, France Bleu RCFM mardi 13 décembre 2016 à 13:40

Gilles Simeoni et Jean Guy Talamoni élus présidents de la CTC et de l'Assemblée de Corse
Gilles Simeoni et Jean Guy Talamoni élus présidents de la CTC et de l'Assemblée de Corse © Maxppp -

Le 13 décembre 2015, les urnes changent le visage politique de la Corse. Pour la première fois, les électeurs élisent une liste nationaliste, réunie derrière Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni. Une année plus tard, l’heure est au bilan.

35.34%. C’est avec ce score, et une majorité relative, que les nationalistes, unis, prennent les commandes de la Collectivité Territoriales de Corse. Une première ! Paul Giacobbi, président de l’Exécutif sortant, est battu.

L’élection du nouveau Conseil exécutif et de la nouvelle Assemblée de Corse intervient 5 jours plus tard.

Une installation jalonnée de symboles : du discours de Jean-Guy Talamoni et ses références historiques, à la prestation de serment sur la Giustificazione della Rivoluzione di Corsica, en passant par le Diu Vi Salvi Regina repris en chœur par les élus et le public.

Ce 17 Décembre, la tâche incombe au Dr René Cordoliani, nouveau doyen de l’Assemblée de Corse, élu du Front National, de présider la séance d’installation.

Jean-Guy Talamoni est d’abord élu président de l’Assemblée, Gilles Simeoni prend la tête de l’Exécutif.

Installation Assemblée Corse - 17/12/15

Un an après, place au bilan. Selon Gilles Simeoni, sa majorité a déjà remporté certaines victoires.

Gilles Simeoni - Invité rédaction 13/12/2016

Parmi les sceptiques, un an après, on trouve les Communistes.

Le Groupe (Front de Gauche – PCF) de l’ancien Président de l’ADC Dominique Bucchini, s'est d'ailleurs opposé : vote contre le premier budget de la mandature, vote contre le budget supplémentaire, vote contre le projet de compagnie maritime régionale, et plus récemment, contre la proposition de loi pour prolonger la dérogation (50% de réduction) sur les frais de successions.

Dominique Bucchini - Club de la Presse 12/12/2016

Sur les actions en elles-mêmes, on remarquera que, hormis la création actée de la compagnie maritime, les évolutions sous l’ère Simeoni-Talamoni sont toutes le fait d’une validation ou d’une impulsion de Paris.

Sur le terrain, cela dit, la présence des conseillers exécutifs et des deux présidents n’est plus à démontrer.

Ce qui fait dire aux opposants que « trop de communication et peu d’action ».

Réponse de Gilles Simeoni : "Ce sont des critiques qui révèlent que l'on a pas grand-chose à nous reprocher sur le fond [...]. Ça n'est pas tombé tout cuit de Paris, ça a été obtenu grâce au travail, comme a été obtenue la prorogation du régime fiscal sur les droits de succession. Et là encore, ce ne sont pas les nationalistes, qui ont gagné, c'est l'ensemble des élus de la Corse."