Politique

La région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes élit son président

Par Oanna Favennec, France Bleu Béarn, France Bleu Creuse, France Bleu Gascogne, France Bleu Gironde, France Bleu La Rochelle, France Bleu Limousin, France Bleu Pays Basque, France Bleu Périgord et France Bleu Poitou lundi 4 janvier 2016 à 6:00

L'hémicycle (ici en janvier 2015) accueillera sans problème tous les conseillers
L'hémicycle (ici en janvier 2015) accueillera sans problème tous les conseillers © Maxppp

Sauf incident, Alain Rousset devrait être élu ce lundi président de la nouvelle région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. La première assemblée plénière du Conseil régional débute à 10 heures à Bordeaux.

Ce lundi matin, Alain Rousset n’est pas encore officiellement le nouveau président de la nouvelle grande région. La région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes existe bien depuis le premier janvier. Mais si les 183 conseillers régionaux ont été élus les 6 et 13 décembre, ils doivent encore élire leur président, lors d’un vote très solennel.

Comment ça se passe ?

A 10 heures, les élus entrent dans l’hémicycle. Que ceux qui sont inquiets se rassurent, il y aura un siège pour tout le monde, puisqu'il y a 209 places au total. Du haut de ses 69 ans, le doyen d’âge, Michel Veunac, élu Modem des Pyrénées-Atlantiques, préside la séance. Il appelle à ses côtés le benjamin, le socialiste périgourdin Benjamin Delrieux, 24 ans, qui s’est assis dans l’hémicycle pour la première fois quelques minutes plus tôt. Une fois qu’il est établi qu’au moins 2/3 des élus sont présents, les opérations de vote peuvent commencer.

►►► VOIR | La première assemblée plénière en direct

Les opérations de vote s’annoncent longues. Très longues. Si on compte 30 secondes par conseiller, sans compter le dépouillement, le vote durera au moins une heure et demie.

Le président du Conseil régional est élu s’il réunit la majorité absolue des membres. Ici, pas de suspense, puisque 107 sièges sur 183 sont détenus par les verts ou les socialistes. Alain Rousset devrait donc rempiler pour un quatrième mandat de président de Conseil régional. L’élection se clôt par un discours de politique général du nouvel élu.

Il est alors plus de midi. Voir plutôt midi trente-treize heures. Mais avant de pouvoir aller déjeuner, les 15 vice-présidents et les 60 membres de la commission permanente doivent être désignés. Le nombre de membre de la commission par groupe est décidé à la proportionnelle.

Quel nom pour la nouvelle grande région ?

Ce qui n’est toujours pas décidé, cependant, c’est le nom que prendra la nouvelle grande région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. Et même si « Apoil » avait l’avantage de susciter le sourire, on doute que ce soit le nom qui soit retenu. Alain Rousset a déjà annoncé qu’il penchait pour « Nouvelle Aquitaine ». Le nouveau président du Conseil régional pourrait revenir sur ce point ce lundi.

En revanche, pas sûr qu’Alain Rousset revienne sur la demande de Nouvelle Donne de quitter son mandat de député. Le parti a lancé une pétition mi-décembre sur Internet contre le cumul des mandats de l’élu socialiste, et doit la remettre ce mardi au nouveau président de la région.