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Les présidents d'université de Montpellier devaient-ils appeler à voter Macron ?

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Par , France Bleu Hérault
Montpellier, Hérault, France

Les présidents des deux universités de Montpellier ont envoyé au personnel un appel à contrer le Front national et à voter pour Emmanuel Macron au nom de la défense des valeurs républicaines. Une initiative qui a semé le trouble parmi certains enseignants et salariés.

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Le courrier est arrivé cette semaine dans les boîtes mail des enseignants et personnels techniques ou administratifs des deux universités de Montpellier.

Un message, relayant un appel "à résister à la banalisation du Front national et une invitation à voter pour Emmanuel Macron (...) pour défendre les valeurs universitaires et républicaines". En pièce jointe, la dite tribune à cosigner pour ceux qui y souscrivent.

La pétition, relayée par les présidents d'université, et rédigée par des universitaires de Toulouse
La pétition, relayée par les présidents d'université, et rédigée par des universitaires de Toulouse -

"Ils y ont vu une pression pour voter en faveur de Monsieur Macron."

Un tel engagement, ou plutôt la démarche, a troublé une partie des agents et professeurs. "Certains ont été choqués" témoigne Paul-Henri Antonmattéi, doyen honoraire de la fac de droit. "Pas par le fond, mais par le fait qu'en appelant à voter Macron au sein de l'université et en raison des liens hiérarchiques qui peuvent exister, ils y ont vu une pression pour voter en faveur de monsieur Macron".

Davantage un problème de méthode donc. "Que nous exprimions l'attachement des universités aux valeurs républicaines, ça c'est cohérent. Mais qu'on laisse aux uns et aux autres la liberté de s'exprimer librement."

Paul-Henri Antonmattéi, doyen honoraire de la faculté de droit

Le président de Paul Valéry Montpellier 3 assume. À circonstance exceptionnelle, mesure exceptionnelle. "La situation l'exige. La montée en puissance du Front national n'est pas quelque chose d'anodin" explique Patrick Gilli. Il fallait, dit-il, contrer cette banalisation du vote FN."

"Une chose est d'avoir un adversaire politique. Une autre est d'avoir un ennemi de la République en face de soi. Ce n'est pas un choix entre le noir et le noir."

"Voir un programme xénophobe qui appelle à la fermeture, c'est contradictoire avec l'esprit même de l'université. L'université doit sortir de l'ambiguité. Une chose est d'avoir un adversaire politique. Une autre est d'avoir un ennemi de la République en face de soi. Ce n'est pas un choix entre le noir et le noir. Et c'est cette banalisation contre laquelle il faut lutter parce qu'elle infuse et elle se diffuse subrepticement."

"Sortir de la banalisation du Front National". Patrick Gilli, président de l'Université Paul Valéry Montpellier 3.

Courrier du président de Montpellier 3, accompagnant la pétition, et justifiant la démarche.
Courrier du président de Montpellier 3, accompagnant la pétition, et justifiant la démarche. -

Au départ de cette intiative, l'Université de Toulouse, dont la tribune a été publiée dans la Dépêche du Midi cette semaine.

L'engagement des présidents d'université fait débat. Marie Ciavatti

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