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Politique

Les réactions des élus berrichons à l'interview d'Emmanuel Macron sur TF1

jeudi 12 avril 2018 à 17:50 Par Adèle Bossard, France Bleu Berry

Le président de la République, Emmanuel Macron, s'est exprimé ce jeudi midi, dans le journal de 13h de TF1, délocalisé pour l'occasion dans une école de l'Orne. Une prise de parole qui se voulait en direction du monde rural. Plusieurs élus berrichons étaient devant leur poste de télévision.

Emmanuel Macron était l'invité du journal de 13h de TF1 ce jeudi, il s'est exprimé pendant plus d'une heure.
Emmanuel Macron était l'invité du journal de 13h de TF1 ce jeudi, il s'est exprimé pendant plus d'une heure. © Maxppp - Alexandre MARCHI

Indre, France

1h10 d'entretien télévision dans une salle de classe de Bert'huis, dans l'Orne. Emmanuel Macron était ce jeudi l'invité du journal de 13 heures de Jean-Pierre Pernaut sur TF1. Le président de la République n'a pas fait d'annonces mais il a précisé plusieurs dossiers, sur la SNCF, la limitation des routes départementales à 80 km/h, les moyens pour les hôpitaux, la hausse de la CSG... 

Une intervention télévisée très attendue, et qui a suscité de nombreuses réactions, notamment chez les élus berrichons. Certains y sont allés de leur commentaire sur le réseau sociaux Twitter, à l'image de Vanik Berberian, président des maires ruraux et maire de Gargilesse, dans le Sud de l'Indre.

"C'est pire que ce qui j'imaginais, réagit Vanik Berberian sur France bleu Berry. Il n'a pas été question de la ruralité. Et il y a même eu des mensonges quand le président dit que les communes n'ont pas vu leurs dotations baisser. C'est faux ! Un grand nombre les a vues baisser. _Je pensais que cette interview était l'occasion pour le président de faire valoir ses intentions pour la ruralité et malheureusement, force est de constater qu'il n'y a pas grand chose_".

Le maire de Châteauroux, Gil Avérous, a lui aussi réagi à plusieurs reprises et avec agacement aux propos d'Emmanuel Macron, utilisant même le hashtag ou mot-dièse "#MacronMent" :

Sur France bleu Berry, le député de l'Indre Nicolas Forissier se dit déçu face à un président "qui n'entend pas tout". Nicolas Forissier est revenu sur la limitation de la vitesse à 80 km/h et sur son expérimentation pendant 2 ans,"et si ce n'est pas efficace, on ne le gardera pas", a dit Emmanuel Macron. _"_Les Françaises et Français savent très bien que dans ce pays, quand on prend des mesures temporaires, généralement, on en revient jamais dessus. On nous a fait le coup sous toutes les majorités et des dizaines de fois" réagit le député Les Républicains.

"Je trouve aussi qu'il a été très maladroit d'évoquer les recettes d'éventuels excès de vitesse pour abonder le budget des hôpitaux, ajoute Nicolas Forissier. On a l'impression que ce que l'on reproche assez largement à cette mesure, sur le thème "on embête les Français et on leur prend encore plus d'argent" est en train de se vérifier dans la bouche même du président de la République. Je pense que c'est une erreur d'avoir dit ça".

"Les belles formules de séduction viennent de s'écraser sur le mur de la réalité des chiffres"    
André Laignel, maire d'Issoudun

Le maire d'Issoudun et vice-président de l'Association des Maires de France, André Laignel, s'est fendu d'un communiqué pour dire sa "surprise" aux propos du chef de l'Etat sur les dotations maintenues pour les petites communes rurales. "Les chiffres officiels publiés par l’administration permettent de constater qu’environ 16 000 communes voient leur dotations globales de fonctionnement baisser cette année, rétorque André Laignel. Ce chiffre qui grimpe même à 22 000 communes pour la diminution de seule dotation forfaitaire."

Et la maire d'Issoudun de conclure que "les belles formules de séduction viennent une nouvelle fois s’écraser sur le mur de la réalité des chiffres."