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Auvergne-Rhône-Alpes : les régionalistes se mettent en ordre de bataille pour les élections de juin

Alors qu’ils avaient plusieurs élus sur le mandat 2010-2016, les régionalistes avaient raté le tournant en 2016 avec le regroupement des deux régions Auvergne et Rhône-Alpes.Ils ne veulent donc pas manquer le scrutin cette fois.

L'hôtel de la région Auvergne -Rhône -Alpes à Lyon
L'hôtel de la région Auvergne -Rhône -Alpes à Lyon © Radio France - Stéphane Milhomme

Les régionalistes se regroupent sous la bannière "Régions et peuples Solidaires" (RPS), où l'on trouve par exemple le Mouvement Région Savoie ou le Parti Occitan.  Ils rentrent en campagne pour dénoncer les dérives de la gestion électoraliste de l’actuel président, Laurent Wauquiez, comme l'explique Gustave Alirol, le président du mouvement RPS en Auvergne-Rhône-Alpes. "Pour l’instant il n’y a pas  de politique régionale, on a un président, Laurent Wauquiez, qui fait semblant de défendre le territoire. En réalité, il a transformé la région en tiroir-caisse qui sert à subventionner les collectivités de base pour en tirer des bénéfices en terme de clientélisme".

Discussions avec les écologistes

Le parti régionaliste est bien conscient de ne pas pouvoir aligner des candidats représentant tous les départements de la grande région Auvergne-Rhône-Alpes. Ils sont présents sur les deux Savoies, l’Isère, la Drôme, l’Ardèche, le Cantal ou encore la Haute-Loire, mais beaucoup moins sur les autres secteurs et en particulier dans les métropoles de Clermont-Ferrand, Saint-Étienne ou Lyon. C'est pour cela qu’ils envisagent des alliances avec les écologistes, comme l'explique Pèire Costa, le directeur du mouvement Régions et Peuples Solidaires.

"Notre objectif prioritaire, c’est de rassembler les nôtres. Nous avons été absents de la précédente séquence des élections régionales. Nous avons donc besoin d’abord de rassembler tous ceux qui se reconnaissent dans les politiques territoriales. La deuxième étape, c’est celle d’un rassemblement plus large. En termes de convergence, nous avons un socle assez fort avec les écologistes. Nous ne sommes pas opposé à une dynamique commune avec Europe-Ecologie et nous avons entamé des discussions".

Dans les programmes mis en avant par les régionalistes pour ce scrutin du mois de juin, il y a une réflexion sur les difficultés à venir dans les secteurs de montagne des Alpes du Nord. Ils souhaitent que soit revu de fond en comble le "tout tourisme" mis en avant ces dernières années et que les projets soient revus à la baisse, indique Laurent Blondaz, le président du Mouvement Région Savoie.

"Les communes de montagne sont les plus endettées de France, elles ont pensé qu’elles devaient investir énormément dans des infrastructures touristiques. Et donc demain, il y aura de très grosses difficultés et pour faire face à cela, il faudra supprimer tous les projets inutiles comme des retenues collinaires dans les Bauges pour la neige de culture ou des routes forestières au pied du Mont Blanc ou encore le Lyon-Turin ferroviaire qui ne sert à rien puisque les besoins en fret ne sont plus là".

Rééquilibrage entre métropoles et territoires ruraux

Parmi les revendications des candidats régionalistes figure en bonne place le rééquilibrage entre les deux anciennes régions Auvergne et Rhône-Alpes. Ils considèrent que l‘ancienne Auvergne est un peu le parent pauvre des actions régionales et craignent que le mouvement se poursuive lors du prochain mandat comme l’explique  Gustave Alirol, le président du mouvement RPS en Auvergne-Rhône-Alpes.

"Cette méga région (Auvergne-Rhône-Alpes) ne fonctionne pas. Si on parle de l’Auvergne, on constate au moins une chose, c’est qu’on est passé de 47 conseillers régionaux quand l'Auvergne existait de manière autonome à 38 conseillers régionaux aujourd’hui. Il y a donc un gros problème de démocratie à l’intérieur de cette structure. En rapport, la métropole de Lyon possède 30 conseillers régionaux, il s’agit donc de renforcer la position des territoires par rapport aux métropoles".

Autre illustration du déséquilibre constaté par les régionalistes, cette prééminence des métropoles sur les secteurs les plus ruraux. Une différence très visible entre la Haute-Loire, la Loire et le Rhône. Gustave Alirol, le président du mouvement RPS en Auvergne-Rhône-Alpes, a également été maire de Saint-Hostien en Haute-Loire et connaît bien cette difficulté.

"Il y a un problème entre Lyon et Saint-Étienne par rapport au Puy-en-Velay, c’est qu’on est dans une dépendance économique par rapport aux deux métropoles. À Saint-Étienne par exemple, ils essayent de se rabattre sur l’arrière pays qui serait la Haute-Loire. J’ai été maire pendant 25 ans de Saint-Hostien, en Haute-Loire et, quand on avait des projets dans la commune, c’était les entreprises de Saint-Étienne qui essayaient de s’engouffrer sur les marchés au détriment des entreprises de la Haute-Loire. On est complètement dépendant aujourd’hui de Saint-Étienne et de Lyon, c’est ce qui explique d’ailleurs en partie l’impact de la pandémie sur notre territoire. Dans un département rural comme le nôtre, normalement nous n’aurions pas dû être plus affectés que le Cantal. Sauf qu'aujourd’hui les relations économiques sont prioritaires avec Saint-Étienne  et Lyon et donc on subit tout ça".

Le mouvement "Régions et Peuples solidaires" avait été lancé en 1994 par l'élu corse Max Simeoni. Il compte des élus dans 33 départements français, ainsi que six députés, un sénateur et un eurodéputé, François Alfonsi.

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