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"Les Républicains" : controverse autour du futur nouveau nom de l'UMP

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Par , France Bleu

A quelques jours de la validation du nouveau nom de l'UMP, "Les Républicains", tensions en interne et désaccords des militants viennent perturber les changements voulus par le président du parti Nicolas Sarkozy.

53% des sympathisants de l'UMP trouvent le nom "Les Républicains" trop américain
53% des sympathisants de l'UMP trouvent le nom "Les Républicains" trop américain © Maxppp

Les débats sont vifs autour de la future appellation de l'UMP, "Les Républicains", le nouveau nom voulu par Nicolas Sarkozy, le président du parti.

Alors que ce changement de nom doit être avalisé mardi, en même temps que les nouveaux statuts du parti, plusieurs cadres suggèrent un vote des militants sur le choix de ce nom.

Un nom "trop américain" pour une majorité de sympathisants

Un choix qui ne semble pas obtenir les faveurs du public. Selon un sondage interne : selon un sondage Odoxa publié à la mi-avril, deux Français sur trois, mais surtout plus d'un sympathisant UMP sur deux préfèrent UMP aux Républicains. 53% des sympathisants jugent en effet que "Les Républicains" fait trop américain. 

Signe que les débats pourraient durer plus longtemps que prévu, le bureau politique (BP) de mardi a été convoqué une heure plus tôt qu'à l'heure habituelle, 17h00 au lieu de 18h00. Le BP se penchera sur les statuts de la nouvelle formation, qui font la part belle à la "démocratie participative", comme l'avait promis l'ancien chef de l'Etat.

Ces statuts seront ensuite soumis pour approbation aux quelque 210.000 adhérents (à jour de cotisation le 31 décembre 2014) lors d'un vote électronique les 28 et 29 mai, l'avant-veille et la veille du congrès fondateur du nouveau parti prévu pour se dérouler à la Grande Halle de la Villette à Paris.

D'ici là toutefois, Nathalie Kosciusko-Morizet et Laurent Wauquiez, secrétaire général du parti, ne désespèrent pas de convaincre les récalcitrants du bien-fondé de cette nouvelle dénomination. Tous deux ont signé une tribune commune dans Le Monde des 3-4 mai.

"De la même façon que les socialistes s'appellent socialistes parce qu'ils défendent d'abord le socialisme, nous souhaitons nous appeler les Républicains, car nous défendons avant tout l'idée républicaine", y soulignent-ils.

La gauche aussi crie haro sur le nouveau nom

Au PS, on dénonce une "captation d'héritage". "Le républicanisme promu par Nicolas Sarkozy et ses soutiens est en fait d'inspiration américano-lepéniste", accuse aussi une porte-parole du PS, Corinne Narassiguin.

Même des intellectuels comme Jean-Noël Jeanneney ou Marcel Gauchet ont fait part de leur courroux. Réponse des proches de Nicolas Sarkozy: pour lui, "ce n'est pas un sujet". Désireux d'accoler le nouveau nom au sigle UMP dès la campagne des départementales, Sarkozy avait néanmoins dû reculer face à la bronca.

Le parti de droite a d'ailleurs plusieurs fois changé de nom au cours de son histoire depuis la Seconde Guerre mondiale: UNR, UDR, RPR, UMP... Mais, à chaque fois, relève l'ex-ministre Apparu, un nouveau projet s'incarnait dans ce nom.

C'était particulièrement vrai en 2002, quand l'UMP voulue par Jacques Chirac et Alain Juppé est née de la fusion des gaullistes du RPR, des libéraux de Démocratie Libérale et des centristes de l'UDF.

Mais pour un élu UMP non-sarkozyste, ce que veut l'ancien chef de l'Etat, c'est "forger un parti à sa main dans la perspective de 2017".

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