Élections

Les socialistes tourangeaux qui ont rallié Macron ne sont plus les bienvenus au PS

Par Annabelle Wanecque, France Bleu Touraine lundi 27 mars 2017 à 17:41

"Ceux qui ne soutiennent pas le candidat du PS s'auto excluent" dit le premier secrétaire fédéral du PS en Indre-et-Loire
"Ceux qui ne soutiennent pas le candidat du PS s'auto excluent" dit le premier secrétaire fédéral du PS en Indre-et-Loire © Maxppp - Maxppp

Le premier secrétaire fédéral du PS en Indre-et-Loire a estimé ce lundi sur l'antenne de France Bleu Touraine que tous ceux qui ne soutenaient pas le candidat du parti s'auto excluaient du PS. Voici quelques-unes des réactions des principaux concernés.

Benoît Hamon a eu beau parler de trahisons, considérer ce dimanche sur France 2 que les ralliements socialistes à Emmanuel Macron consistaient à lui "planter des couteaux dans le dos", le candidat officiel du PS à la présidentielle continue d'enregistrer les défections, les départs vers son concurrent d'En Marche. On parle régulièrement de ces élus de gauche tourangeaux, personnalités emblématiques du parti au niveau local, comme le sénateur socialiste Jean-Jacques Filleul, qui ont choisi de rejoindre Emmanuel Macron. Ce lundi matin sur France Bleu Touraine, le premier secrétaire fédéral du Parti socialiste Francis Gérard a donc eu des mots particulièrement durs pour eux.

"Ceux qui ne soutiennent pas le candidat du PS s'auto excluent. Tous les camarades qui choisissent de soutenir une autre candidature ne sont plus membres du parti de fait" - Francis Gérard

Pour lui, Emmanuel Macron serait "une sorte de refuge pour grand fauve blessé qui cherche une protection pour se faire élire". Une virulence que regrette Christian Baritaud, le maire PS de Bridoré, adhérent d'En Marche depuis tout récemment.

"Je pense que la radicalisation a gagné la droite avec Monsieur Fillon et qu'elle a aussi gagné la gauche. Or aujourd'hui, le débat n'est plus ni à droite ni à gauche, il est au centre" - Christian Baritaud, maire PS de Bridoré

Lui n'a pas clairement démissionné du PS, il n'a tout simplement pas reçu de rappel pour renouveler sa cotisation.

En revanche, c'est un peu plus clair pour Jean-Marc Pichon, l'ancien patron du parti dans le département, toujours conseiller fédéral et qui n'est pourtant plus convoqué aux réunions de sa fédération depuis qu'il a annoncé son soutien à Emmanuel Macron. Il dénonce une attitude à deux vitesses, une certaine clémence de son parti pour le camp des frondeurs.

"Quand Laurent Baumel s'est rangé dans le camp des frondeurs, quand Benoît Hamon a attaqué avec constance et méthode le président de la République, ils n'ont pas été exclus. Je ne comprends pas pourquoi il y aurait deux poids deux mesures" - Jean-Marc Pichon, ancien patron du PS en Indre-et-Loire

Pour autant, lui ne parle pas de rupture avec le PS, il préfère le terme de suspension. "Je suspends mon adhésion avec le parti" dit-il, dans l'attente de l'évolution de la situation.